Place Carnot Poiriers de Chine

 

Place Carnot, face à la gare, les rangées de Poiriers de Chine en ce début du printemps la  blancheur ne passe pas inaperçue.

Pyrus calleryana ‘Chanticleer’ . Il vient de Chine, il résiste aux grandes chaleurs, au vent, à la pollution. Il est apprécié pour son houppier ample, se couvrant de fleurs blanches à la fin de l ‘hiver, un feuillage léger mais abondant, dans le cas du cultivar ‘Chanticleer’ les feuilles à l’automne sont de couleur rouge magenta ponctuées de vert, de jaune. Les petites poires marrons sont dures et immangeables mais restent décoratives.

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Perlagonium

Presque tous les Pelargonium sont originaires d’Afrique du Sud On les appelle improprement Geranium , ces derniers ont 10 étamines et les premiers 7 étamines. Pelargos signifie cigogne car le fruit sec ressemble à un bec de cigogne. On rassemble sous le terme de « Géranium Rosat » Pelargonium capitatum, P.graveolens, P.odoratissimum, P.roseum.

Les Pélargoniums odorants sont souvent des hybrides. Ils sont vivaces, ont des feuilles charnues avec des poils glanduleux dont émane le parfum. L’essence de pélargonium est composée de % d’alcools terpéniques dont le géraniol, linalol .

Voici quelques Pélargoniums admirés à Bagatelle.

Pelargonium quercifolium,  Pélargonium à feuilles de chêne Les feuilles sont palmatifides au toucher poisseux au parfum poivré.Les fleurs par deux rose pâle et les deux supérieurs striés.


Pelargonium vitifolium, Pélargonium à feuille de vigne
Les feuilles sont cordiformes et trilobées, au parfum de mélisse. Les fleurs roses sont en ombelle, les pétales supérieurs marqués de stries violettes.


Pelargonium peltatum 'Crocodile'
Ce cultivar est un pélargonium très décoratif avec ses feuilles arrondies et palmatilobées, marbrées de jaune.

Pelargonium odoratissimum,  Pélargonium pomme
Ses feuilles arrondies ont un toucher soyeux et dégagent une odeur de pomme acidulée, d'où son appellation de Pélargonium pomme. Les fleurs blanches sont petites. Il se développe sans problème à l'intérieur.

Pelargonium graveolens, Géranium- odorant
Les feuilles arrondies sont palmatripartites , au toucher velouté. L'huile de ce pélargonium remplace celle des roses.
Perlargonium graveolens "Lady Plymoouth"
Pelargonium x fragrans  Pélargonium odorant
Il s'agit d'un hybride dont les douces feuilles libèrent un parfum d'eucalyptus, voir de pin.
Pelargonium viscosissimum,  Pélargonium pourpre collant
Il est originaire d'Amérique Nord-Ouest. Les feuilles sont palmatiséquées, les lobes sont allongées et portent des poils collants. Plante médicinale.

Pelargonium x snow flake,  Pélargonium flocon de neige
Il est décoratif avec ses feuilles arrondies , au bord ondule et marquées de taches blanches irrégulières. IL dégage un parfum citronné. Les fleurs sont d'un bleu pâle.

Perlagonium tongaense, Pélargonium de Tonga
Il est originaire de la région de Tongaland où il est endémique. Voir www.pza.sanbi.org

Welwitschia de Namibie

Welwitschia mirabilis

Une escapade en Namibie a permis de découvrir cette extraordinaire plante par une de mes amies. Le guide naturaliste et protecteur de la nature essaye de faire admirer cette plante, peu spectaculaire pour le commun des mortels, mais exceptionnelle pour les botanistes.

Il s’agit d’un arbre endémique des déserts du sud-ouest de Namibie et sud de l’Angola, sur la cote atlantique, une espèce panchronique dont le genre existe à l’état fossile, il fait partie des gymnospermes (Cycas, Genévrier, If…). Sa longévité peut atteindre plusieurs siècles.

Il est adapté a vivre dans des conditions de sécheresse et chaleur extrêmes (65°c).

Il se présente avec un tronc court ( pas plus de 10 cm) très large de 4 m, enchâssé dans le sable avec une racine pivotante épaisse pour résister aux vents violents. De ce tronc trapu et court émergent deux feuilles opposées longues atteignant 9 mètres, larges 2 mètres , aux nervures parallèles, ressemblant à de grandes lanières déchirées par le vent de sable se desséchant à l’extrémité et surtout persistent autant que l’arbre, voir 100 ans , 600 ans.

Les faces supérieure et inférieure des feuilles ont un nombre astronomique de stomates. L’eau de la brume du matin est absorbée par les stomates au nombre astronomique aussi bien placés sur la face inférieure que supérieure, et s’ouvrant le matin

Dans la dépression du sommet de l’arbre apparaissent soit des cônes mâles ou des cônes femelles, c’est une dioïque, ils sont nectarifères. Les ovules nues aussi comme chez les Conifères. Pour germer les graines attendent plusieurs années un peu d’humidité.

La photosynthèse est le mécanisme des plantes crassulacées (CMA).

Place de la Bourse et ses Magnolias

Place la Bourse Lyon et ses Magnolias

A la fin du mois de Mars, la Place de la Bourse célèbre le printemps avec sa double rangée de Magnolias.

En hauteur un buisson rose teinté de pourpre se couvre de multiples fleurs en forme de tulipe du Magnolia de Soulange , Magnolia x soulangeana, c’est un hybride.

Plus bas,rayonnent les nombreuses étoiles d’un blanc maculé, du Magnolia étoilé, Magnolia stellata.

La floraison terminée le feuillage réapparaît pour le bonheur des moineaux. .

Lyon La Condition des Soies

La Condition des Soies

Le 7 rue Saint Polycarpe , centre social, bibliothèque était L condition des soies , un bâtiment construit pour contrôler l’humidité des lots de soie, les fils de soie sont riches en humidité pour ne pas fausser le prix de la soie, si l humidité dépasse 15 % la soie et asséchée dans une cuve de dessiccation et la ramener à son poids idéal. La Condition des soies est un organisme privé qui devient public sous Napoléon le 5 avril 1805 gérée par la chambre de commerce, elle fonctionne jusqu’en 1840.

Un hommage à Pasteur est rendu au-dessus de la porte, Pasteur découvre la cause de deux maladies des vers à soie : pébrine et la flacherie. Pasteur enraye la pébrine, maladie bactérienne, mais pour  la flacherie, maladie due à une ingestion de feuilles de mûrier infectées, les ouvrières se servaient du microscope livré par Pasteur,   pour éliminer les larves malades.  (consulter encyclopédie de Diderot et d’Alembert) .

Voyage aux origines du vin nu

Skin Contact, Voyage aux origines du vin nu d’Alice Feiring  mars 2017

Excellent livre relatant l histoire fabuleuse du vin de Géorgie, aux racines millénaires, produit dans de grandes jarres , les qvevris.  C’est le conte d’un vin et de la plus ancienne culture. Les vignerons produisent un vin sans roundup, un vrai vin bio, sans chaptalisation. La tradition est suivie à la lettre.

Le soin de la vigne se fait avec une teinture de feuilles de noix, bien meilleure que le purin d’ortie. En Géorgie le noyer est un remède puissant et fiable.

Un complément à l’émission d’Arte “vignes et les hommes”.

Phylloxéra et vignes de l’Ain

Il se nomme Phylloxera vastatrix ou selon la nomenclature moderne Dactylosphaera vitifolii. Il est le pou ténébrant  (insecte qui perfore)La maladie porte le même nom.

Cet insecte, semblable à un petit moucheron, sournoisement il met trois ans à entraîner la mort du cep après un dessèchement des feuilles. Il est originaire d’Amérique et arrive en France vers 1863. Le phylloxéra arrive pour la première fois dans les vignes de Montfleur en 1879.

Le Phylloxéra attaque les racines

A la fin de l’été un accouplement rapide a lieu entre un insecte mâle et un insecte femelle, la femelle dépose un seul œuf , l’œuf d’hiver dans une des souches dans l’écorce. A partir de cet œuf, se succèdent de nombreuses générations issues d’ insectes femelles aptères (sans ailes) qui produisent des œufs sans l’intervention du mâle, par parthénogenèse.   Les racines réagissent en développant des nodosités, elles sont de plus en plus  bosselées. Les larves  après une hibernation subissent des mues, les nymphes donnent des femelles aptères, munies d’un rostre piqueur-suceur, afin d’aspirer  la sève nouvellement formée dans les jeunes racines au printemps. Un manque de sève assèche la vigne lentement sur quelques trois années, donc 3 saisons.

Le Phylloxéra  attaque des feuilles

Au mois d’août,  certaines larves évoluent en  nymphes puis en  insectes ailés qui quittent le monde souterrain des racines et au gré du vent colonisent d’autres ceps,  voir sur d’autres terroirs sur plus de quelques 15 km. Ces insectes ailés femelles se posent sur les feuilles et pondent dans le duvet des nervures, u petit nombre d’œufs. En réaction, les feuilles de vigne se couvrent de galles protégeant les œufs et les larves. Plusieurs générations se succèdent, la dernière est sexuée, un insecte mâle et un insecte femelle s’accouple, la femelle pond un seul œuf, dans la souche et meurt à côté , c’est l’œuf d’hiver qui au printemps, au retour de la chaleur se développe pour la première génération asexuée dans le monde souterrain.

 “….tandis que l’invasion et la destruction ont marché chez nos voisins de l’Ain, avec une rapidité terrifiante , la marche du désastreux insecte ne paraît s’accomplir chez nous qu’avec une heureuse lenteur. …l ‘abandon du vignoble tient au phylloxéra , aux maladies cryptogamiques …(mildiou, black-rot, oïdium … et au contexte économique difficile….” Sylvaine boulanger. Le vignoble du Jura, Presses universitaires.

On doit la découverte du Phylloxéra à Jules-Emile Planchon dans son rapport à l’Académie des Sciences  …”si un remède prompt et énergique n’est pas trouvé avant 10 ans la Provence n’aura plus une seule vigne …”l’entomologiste Lichenstein met en évidence les larves qui attaquent les racines, Léopold Laliman propriétaire bordelais découvre l’immunité acquise des cépages américains.  J.-E.Planchon après un séjour aux Etats-Unis  conseille vivement le greffage des cépages sur des plants américains. (Les vignes américaines, leur culture, leur résistance au phylloxéra  1875 Société Centrale d’Agriculture de l’Hérault) .  C’est alors que s’opposent les sulfateurs, vignerons qui injectent du sulfure de carbone au pied des ceps au moyen de pals métalliques aux américanistes, vignerons qui greffent sur des pieds américains leur cépage.

www.vignevin-sudouest.com, www.dico-du-vin.com,    www.ephytia.inra.fr, www. Le Phylloxéra et les maladies de la vignes : la lutte victorienne des savants Roger Pouget 2015.

 

 

 

De Poncin à Mérignat leurs maisons de vigneron

L’habitat typique du vignoble est la Maison à cellier, originaire du midi (Le Vignoble du Jura du sud par S. Boulanger ). Il reste quelques exemplaires, comme à Mérignat. Par endroit tonneau, pressoir à vis verticale.

       

L’habitation est à l’étage et l’exploitation au rez-de-chaussée.

La particularité est l’escalier extérieur, en pierre, a une volée. il donne accès à un petit balcon où s’ouvre la porte d’entrée de l ‘habitation. Le balcon est soutenu par un mur en pierre, il est protégé des intempéries par le auvent, un prolongement du toit, qui s’appuie sur des poutres en triangle. Il manque la rampe en fer forgé ou pleine.Un grenier est  sous le toit et s’ouvre à l’extérieur par petite fenêtre fait fonction de grange.

Au-dessous du balcon s’ouvre le cellier par une porte voûtée, où se fabrique le vin, avec la présence des cuves et d’un pressoir. Plus loin, vers le départ de l’escalier , une deuxième porte conduit à la cave, lieu où est stocké le vin, et lieu de rangement des outils de la vigne, l’aération se fait par une lucarne.

Au-dessus de l’habitation, souvent un grenier pour stocker le foin, parfois reste avec la poulie pour monter le foin.

        

Ces maisons en pierre, solides ont été rendu confortables, agrandissement des fenêtres, grenier transformé en chambre mansardée, fenêtres agrandies, ouverture du cellier en porte vitrée…..

      

La roche calcaire est toujours présence avec son caractère massif, son débit en plaques autour des jardins, des prés.

         

Les vignes sont en îlots, adossées au flanc calco-marneux entre une végétation qui a repris ses droits.

Les feuilles mortes révèlent les deux cépages, le POULSARD ou PLOUSARD aux feuilles découpées en lobes séparés par des sinus  profonds et un sinus pétiolaire  ouvert en U, le GAMAY aux feuilles orbiculaires à 5 lobes et un sinus pétiolaire en V. !!!!en espérant une bonne détermination. Le poulsard a le même patrimoine génétique que la rèze;  (www.lescepages.free.fr )

 

De Poncin à Cerdon

Les vignobles allient le sous-sol, le climat, le sol, la botanique, les insectes, les champignons,les bactéries, et le travail de l’ homme.

De Poncin à Cerdon les vignes sont installées sur le faisceau lédonien jurassien, un ensemble de terrains plissés et fracturés appartenant au Jura méridional.

Les maisons de vigneron, les chapelles celle de La Cueille, de Leymia, construites en pierre de taille rappelle cette mer profonde qui recouvrait la région au jurassique (soit l’ère secondaire, époque des dinosaures) de 205 millions d’années à 130 (150 MA)millions d’années, sous un climat tropical. Dans cette mer profonde, calme s’est déposées des mètres de calcaire sublithographique voir lithographique.

La mer se retire, laissant l’érosion faire les attaques de dissolution de la roche calcaire et ne laissant aucune trace du crétacé, soit la fin du secondaire, qui se détecte sur les collines de Ménestruel.

Le massif calcaire du Cerdon est karstique, l’eau souterraine dissout la roche et crée un réseau de grottes, Les eaux se rassemblent pour donner naissance au Veyron, il entaille transversalement les roches calcaires pour arriver dans la plaine de Leymiat et il se jette dans l’Ain au lieu dit « la Queue du Veyron ».

Le paysage révèle la suite des événements, les couches sont surélevées, plissées accompagnées de nombreuses failles de direction NNE-SSW, au moment de la surrection des Alpes, débutant il y a quelques 130 MA d’années.

Rocher de St Alban culmine à 562 m. il domine le Veyron, Le mont Carmier Cerdon, les Balmettes à Leymiat

La région subit un refroidissement comme en témoignent les dépôts fluvio-glaciaires qui contrastent avec les roches massives calcaires, ce sont les restes du glacier alpin, dont les langues glaciaires se terminent sur Hautecourt, Cize, lors de la glaciation du Riss il y a de -300 000 à – 120 000 ans.

Les eaux de fonte entraînant des blocs ont été déposées dans le lit duVeyron et de l ‘Ain ou des combes comme celle du combet Fanjot, et se sont étalées dans les plaine de Champeillon, de Leymiat, de Poncin, ou accumulées en balmettes les Balmettes de Leymiat.Ce sont des conglomérats solidifiés dans une gangue utilisés pour l’installation du château de la Cueille, de Poncin,ou actuellement des maisons de Leymiat.

Le massif calcaire est colonisé par une chênaie-charmaie puis des vignes. Les conglomérats ont facilités l ‘installation de château, villages.

La Cueille Chênaie-charmaie

Chênaie-charmaie à chêne pubescent sur le sentier de La Cueille

Cette Chênaie se dévoile juste après la plantation de Pin noir d’Autriche, Pinus nigra.

Le sentier : Les Roches part du château de la Cueille et longe la crête passant d’une altitude de 342 m à 571 m. dominant la rivière d’Ain.

Les gorges de la rivière sont creusées dans le calcaire jurassique (Oxfordien) : un calcaire sub-lithographique, avec quelques bancs de calcaire marneux déposé dans une mer profonde et chaude, il y a quelques de -225 MA à -130 MA. La mer se retire, il y a quelques -65 millions d’années et les dépôts calcaires épais subissent l’érosion, et vers – 54 millions d’années, pendant le tertiaire, le soulèvement des Alpes plisse et fracture ces strates de calcaires, c’est la naissance du Jura. Ce Jura méridional surplombe l’effondrement de la Bresse.

Sur ce calcaire massif, mise en évidence par le soulèvement des Alpes, s’installe une végétation xérothermophile, une végétation à tendance méditerranéenne très typique.

Les pentes en direction de la rive gauche de la rivière d’ Ain, de 350m à 250 m sont colonisées par le Buis toujours vert, Buxus sempervirens L., accompagné du Charme Carpinus betulus L., et du Chêne pubescent, Quercus pubescens Willd. Ce dernier caractérise les stations chaudes les terrains calcaires. Il est xérothermophile. Souvent il est remplacé par une plantation de vignes. Les feuilles ont une face inférieure aux poils mous de même les jeunes rameaux, les lobes sont ondulés il est adapté à la sécheresse, et supporte le gel, son feuillage est marcescent, il persiste l ‘hiver. Le Laser siler ou Sermontain, Laserpitium siler L.forme des bordures, plante xérophile, indicatrice du sol calcaire, apparaît à partir de 500 m, et la Centaurée, Centaurea jacea L., la Sarriette à feuilles de menthe ,Calamintha menthifolia Host. L’atteinte des Buis par la pyrale, réduits à des squelettes (papillon chinois) permet de contempler la rivière, le barrage de l’Allement.

Le Chêne sessile, Quercus sessiliflora, avec le Charme, Carpinus betulus représente la strate arborescente, accompagnée d’un cortège d’arbustes thermophiles et aimant les terrains calcaires : Genévrier Juniperus communis, Viorne lantane, ou V.mancienne, Viburnum lantana L., Prunier de Sainte-Lucie, ou Bois de Ste Lucie, Prunus mahaleb, Coronille émérus, Hippocrepis emerus (L.) Lassen, Cornouiller sanguin Cornus sanguinea,au feuillage rouge cuivré lors d’une arrière saison chaude, Troène commun, Ligustrum vulgare L. , Alisier blanc, Sorbus aria (L.) Crantz, indicateur de sécheresse, Poirier sauvage, Pyrus pyraster Burgsd., Sorbier des oiseleurs, Sorbus aucuparia L., Clématite blanche, Clematis vitalba L., Noisetier, Corylus avellana L., Érable commun, Acer campestre, Érable à feuilles d’obier, Acer opalus Mill., indiquant une altitude de 500 m, Camérisier ou Chèvrefeuille des haies, Lonicera xylosteum L., Aigremoine eupatoire, Agrimonia eupatoria L.,Daphne lauréole, Laurier des bois, Daphne laureola L., espèce sub-méditerranénne, des bouquets de fougères thermophiles, Polystic à dents sétacées, Polystichum setiferum (Forssk.) Woyn., , Solidage verge d’or, Solidago virgaurea L. qui caractérise un boisement calcicole pauvre en calcaire actif, voir présence dans les chênaies acidophiles.

 La présence de marne et calcaire marneux sur un milieu humide se manifeste par la présence de Succise des prés, Succisa pratensis Moench, la Molinie, Molinia arundinacea Schrank, Garance voyageuse, Rubia peregrina L., Nerprun purgatif , Rhamnus cathartica L., Peuplier tremble, Populus tremula L.

Cette Chênaie-Charmaie à Chêne pubescent sans valeur économique est reboisée en Pin noir, ou cultivée en vigne si l’exposition est bonne. Ce qui se passe à La Cueille.

Le printemps s’annonce par la floraison des Violettes de Mars, Viola odorata qui exhalent  un léger parfum , et se montrent jusqu’ à la fin avril. Le squelette des buis atteints par la pyrale est couvert de mousses donnant un paysage étrange. Dans les trouées se distingue la floraison jaune de l’Érable à feuille d’obier.

 

Le Château de La Cueille appartenait à un grand domaine, appelé le « Clos du château », entouré d ‘un mur en pierre de taille, et l’accès se faisait par deux portails en fer forgé. 100 hectares de vignobles s’étendaient sur une pente à 60%, sur un calcaire sub-lithographique. En 1870 le vignoble fut atteint du phylloxéra. Les ceps malades furent détruits et replantés par des Pins noirs, Pins noirs d’Autriche. En 2012, le propriétaire du château vend 5 hectares du « clos du château à un viticulteur, Pierre Boittex. Les pins noirs sont extraits du terrain et la vigne plantée (Le Progrès 20 mars 2015).