Jardin du monastère de Brou, carrés de couleurs et de senteurs (Ain)

Le jardin est délimité par des ifs topiaires, les parterres rectangulaires sont encadrés de lattes de bois qui ont remplacé les bordures de buis, ils présentent un mélange esthétique de fleurs et une disposition géométrique tout en exhalant leur parfum. Les plantes des jardins remplacent en partie celles d’un jardin du Moyen Age, certaines restent avec leur identité et leurs propriétés, figurées sur les cartels en calligraphie. (*nom incertain).

Acanthus mollis, Acanthe à feuilles molles, feuilles et fleurs sont architecturales et stylisées sur les chapiteaux corinthiens.

Allium fistulosum Ciboule, Cive commune, un ail ancien, comestibles saveur d’oignon. Une floraison blanche contrastant sur d’épaisses tiges vert émeraude.

Zanteschia aethiopica Arum blanc un ensemble de feuilles élancées offrant ses grands cornets blanc,diffusant un parfum d’iris.

Nassella tenuissima Cheveux d’ange en touffes vert d’eau et argentées s’inclinent sous la brize légère.

Borrago officinalis Bourrache les fleurs en étoile forme une étendue gris bleu , comestible.

Foeniculum vulgare ‘Purpureum’ Fenouil à feuillage pourpre , ce feuullage leger, couleur bronze au parfum anisé se mélange avec des feuilles vertes lustrées rehaussées l’été par de petites ombelle dorées.

Allium schoenoprasum,  Ciboulette ce condiment présent dans tous les jardins donne des ombelles de fleurs rose violacé , un odeur de ciboulette.

Rosmarinus officinalis, Romarin, arbrisseau aromatique vivace, annonce le printemps par une floraison bleue abondante.

Melissa officinalis, Mélisse citronnelle se multiplie et se canalise facilement pour former un massif vert et au parfum citronné.

Thymus vulgaris,  Thym des jardins , arbrisseau en touffes densément fleuri en mai, dégageant un parfum chaude de thymol.

Geum chiloense, et Geum ‘Lady Strathesden’* , la Benoîte de Chiloé et son cultivar mélangent le rouge éclatant au jaune des fleurs doubles du cultivar ‘Lady Strathesden’.

Dianthus plumarius,*,  Œillet mignardise, œillet ancien, au parfum de girofle offrant une palette allant du blanc au rose avec un cœur rouge.

Eschscholzia californica, Pavot de Californie ne passe pas inaperçu avec sa floraison jaune orangé envahissante, une vivace à maîtriser.

Paonia lactiflora*,  Pivoine de Chine exhalant un doux parfum, dans un massif feuillé décoratif.

Isatis tinctoria, Pastel des teinturiers Guède plante pour teindre en bleu, une floraison jaune d’or au printemps remarquable.

Salvia officinalis et Salvia ‘Purpurescens ‘ La Sauge officinale décorative avec ses hautes hampes de fleurs violettes mêlent ses feuilles vertes avec celles de la Pourpre, toutes aussi aromatiques.

Fagus sylvatica ‘purpurea’ un houppier de feuilles pourpres, et branches tortueuses

Verbena bonariensis Verveine de Buenos-aires, originaire d’Amérique du sud. De fleurs bleu lavande  sur de hautes tiges de juin à septembre.

Rumex acetosa Oseille, plante alimentaire et médicinale, goût acidulé

Lausanne parc du MON REPOS

Lausanne Parc MON REPOS

Son nom n’est pas usurpé, parc invitant à la promenade tranquille, découverte d’arbres étonnants et des massifs colorés d’un mélange esthétique.

Dans ce parc une villa de style empire où habita Voltaire.

Parc à l’anglaise avec une volière, une cascade, une orangerie et une buvette bucolique « la folie de Voltaire ». Au nord, il est dominé par le tribunal fédéral .

Un vétéran aux branches soutenues d’un Sequoia géant Sequoiadendron giganteum

un bosquet de Chamaecyparis lawsonia

 

une allée de Tulipier Liriodendron tulipifera,

et bien d’autres……

Pélargoniums du Parc floral Paris 2019

Presque tous les Pelargonium sont originaires d’Afrique du Sud où ils sont indigènes, et arrivent en Europe vers 1690. Aujourd’hui ce sont des plantes d’ornement ; l’idéal pour les balcons qui sont appellés improprement Geranium soit le géranium des fleuristes !.

On regroupe sous le terme de « Geranium rosat » Pelagonium graveolens, P. roseum, P. odoratissimum, P. capitatum, P. radula.

L’essence de géranium est un terme erroné, il faut remplacer par essence de pélargonium.

Les fleurs sont en pseudo-ombelle (et non en cyme). La fleur de Pelargonium est zygomorphe. Les pétales sont de longueur différente, 2 à 7 étamines fertiles, un éperon nectarifère. Le point commun est le fruit sec shizocarpe, un « bec de cigogne  » sur un axe recourbé. .

Pelargonium capitatum, P.graveolens, P.odoratissimum, P.roseum.

Les Pélargoniums odorants sont souvent des hybrides. Ils sont vivaces, ont des feuilles charnues avec des poils glanduleux dont émane le parfum. L’essence de pélargonium est composée de % d’alcools terpéniques dont le géraniol, linalol .

Pelargonium cucullatum (L.) L’Hér.

Pélargonium à feuilles en entonnoir, en cornet. Il est originaire des zones très arides d’Afrique du Sud. Il exhale un parfum de mélisse. Les feuilles en cornet sont bordées d’une dentelle hérissée de poils, les pétales offrent des griffures violettes. 

Pelargonium panduriforme Eckl. & Zeyh.

Pélargonium feuilles en forme de violon

Il est originaire d’Afrique du sud. Les feuilles sont légèrement collantes et elles sont parfumées. Elles sont forme de violon ou de cœur d’un vert profond. Les griffures se terminent par une grosse tache violette!!!

Pelargonium trifidum Jacq.

Pélargonium à fleurs trifides

Il est couvert de poils mous, il est fragile. Il a un port semi retombant. Lors de la sécheresse les feuilles tombent, il entre en estivation. Les feuilles sont profondément lobées avec une bordure dentée et succulentes avec quelques poils. Il est pollinisé par des mouches à longue langue Les fleurs sont délicates aux griffures élancées.

Pelargonium lanceolatum (Cav.) Kern.

Pélargonium à feuilles élancées

Il est originaire de Worcester . Il est original avec des couleur vert océan, en forme de longue cuillère elles sont charnues. Les pétales ont des grossières griffures et sont arrondis. 

Pelargonium album JJA VabderWalt

Pélargonium blanc

Il est originaire d’Afrique du Sud, régions ombragées il est légèrement succulent. Les feuilles d’un vert vif sont ovales avec des nervures marquées, les deux faces sont couvertes de poils glanduleux. Il dégage une odeur de menthe pomme.

Pelargonium tongaense Vorster

Pélargonium de la région de Tongaland

Les tiges sont succulentes et les feuilles . Les fleurs sont d’un rouge vif pas de griffures .

Pelargonium abrotanifolium (L.f.) Jacq.

Pélagonium à feuille d’armoise aurone

Il pousse dans les contrées arides de l’Afrique du sud

Pelargonium denticulatum Jacq.

Pélargonium à feuilles dentelées, à feuilles de fougère

Le feuillage est découpé finement, orné de dents piquantes et de nombreux poils, il a une odeur de pin prononcée.

Pelargonium radens H.E.Moore

il est originaire d’Afrique du Sud, ravins bord des ruisseaux. Les feuilles sont pédalées, aux segments très étroits, à la marge révolutée, au toucher rugueux. Sur les pétales des griffures qui s’estompent. Feuilles sont odorantes.

Pelargonium sublignosum R.Knuth

Pélargonium boisé, Pélargonium fraise

Les feuilles sont bordées d’un dentelure rougeâtre. Les griffures réalisent un même dessin géométriques. sur les deux pétales. Il dégage un odeur de fraise.

 

Pelargonium pulverulentum

Étonnant par ses ombelles de fleurs

 

 

 

Osier et vannerie

Saule des vanniers Salix viminalis L.

Le saule des vanniers a des branches d’une grande souplesse qui ont utilisées pour la vannerie. Dans le jardin les constructions en Osier sont spectaculaires car les bourgeons pleins de vitalité redonnent des rameaux décoratifs. Admiré à Arc et Senans le jardin éphémère 2018. Il se retrouve dans le tressage de panier,de cabanes,des palissades…

décoration de jardin

Autrefois il était taillé pour faire des saules têtards qui explosaient en branches. Différentes espèces de Saule sont choisies en fonction de la couleur de l’écorce, S.fragilis pour du rouge, Salix purpurea pour du pourpre…pour choisir consulter www.oseraiedupossible.fr

La vigne coteaux de l’Ain

Depuis fort longtemps, les coteaux ensoleillés, bien orientés le long de la rivière ont permis l’installation de la vigne, comme en témoignent : les hangars à dolia (grandes jarres à vin et à huile) trouvés lors des recherches archéologiques à Poncin, niveau de l’autoroute A40, le cellier monastique du fief d’Epierre avec ses tonneaux à vin . (aujourd’hui disparu). En 1386, Les fiefs Thoire et Villars et les abbayes cultivent le cépage le Poulsard ou polosard, ou pellosar ou pulsard ou le mescle. Cette appellation lui vient que ls grains de son raisin ressemblent aux « pelosses » fruit du prunellier sauvage.

Il s’agit d’un cépage noir originaire du Jura, plus précisément de Franche-Comté. La commune de Pupillin se revendique la capitale mondiale du ploussard. !! Il fut apprécié par Marguerite d’Autriche de passage à Cerdon avec son mari Phillibert le Beau, un breuvage pétillant et mousseux qui aurait sauvé leur cheval de sa fatigue.

Au XVIII° siècle, chaque maison bourgeoise a sa vigne et fabrique son vin pétillant, d’autant plus facile qu’une fabrique de verre s’installe à Labalme, et le Poulsard est mélangé à d’autres cépages, un inconvénient pour la vente : l’explosion des bouteilles liée à la surpression de la fermentation. Et un dépôt.

L’arrivée du phylloxéra en 1907, sonne la fin des grandes propriétés, des vignobles. Le vigneron se lance dans la polyculture, arboriculture, “Mérignat au printemps n’est qu’un immense bouquet blanc et rose …SuzanneTanand-Ulmann 1965 le Bugey.”

Les vignerons sont tenaces et restent attachés a leur vigne. En 1950 F.Grobon, choisit de gazéifier son vin à la façon champagne, pour faire disparaître le dépôt et garder le pétillant. c’est la méthode traditionnelle. D’autres, comme L.Renardat-Fache gardent la méthode ancestrale, une fermentation contrôlée avec un abaissement de la température.

Les vignobles sont morcelés,  entre la végétation qui a repris ses droits.

En 2009, le vin de Cerdon obtient une A.O.C. Le président de la Chambre d’Agriculture de l’Ain André Laurent est favorable au règlement strict du cahier des charges. : un vin peu alcoolisé, (7°5C), deux cépages le Gamay et le Poulsard, obtenu par la méthode ancestrale, pas d’ajout de levures et de sucre, pas de chaptalisation, la fermentation est celle des sucres du raisin. . Des méthodes modernes de réfrigération, une cuve avec une thermo régulation..

(Richesses touristiques et archéologiques du canton de Poncin préinventaire).

www.lescepages.fr

Le poulsard subit au cours du temps un certain nombre de mutations, permettant d’obtenir 3 clones (464 584 1047). Des analyse génétiques montrent un patrimoine génétique identique à un vin du Valais : la Rèze qui produit « le vin des glaciers » ou « blanc des évêque ». Ce cépage est présent dans le Val d’Anniviers, du fief des Grimentz ( www.swisswin, www.detourterrenature. )

Pélargoniums de Bagatelle

Presque tous les Pelargonium sont originaires d’Afrique du Sud On les appelle improprement Geranium , ces derniers ont 10 étamines et les premiers 7 étamines. Pelargos signifie cigogne car le fruit sec ressemble à un bec de cigogne. On rassemble sous le terme de « Géranium Rosat » Pelargonium capitatum, P.graveolens, P.odoratissimum, P.roseum.

Les Pélargoniums odorants sont souvent des hybrides. Ils sont vivaces, ont des feuilles charnues avec des poils glanduleux dont émane le parfum. L’essence de pélargonium est composée de % d’alcools terpéniques dont le géraniol, linalol .

Voici quelques Pélargoniums admirés à Bagatelle.

Pelargonium quercifolium,  Pélargonium à feuilles de chêne Les feuilles sont palmatifides au toucher poisseux au parfum poivré.Les fleurs par deux rose pâle et les deux supérieurs striés.


Pelargonium vitifolium, Pélargonium à feuille de vigne
Les feuilles sont cordiformes et trilobées, au parfum de mélisse. Les fleurs roses sont en ombelle, les pétales supérieurs marqués de stries violettes.


Pelargonium peltatum 'Crocodile'
Ce cultivar est un pélargonium très décoratif avec ses feuilles arrondies et palmatilobées, marbrées de jaune.

Pelargonium odoratissimum,  Pélargonium pomme
Ses feuilles arrondies ont un toucher soyeux et dégagent une odeur de pomme acidulée, d'où son appellation de Pélargonium pomme. Les fleurs blanches sont petites. Il se développe sans problème à l'intérieur.

Pelargonium graveolens, Géranium- odorant
Les feuilles arrondies sont palmatripartites , au toucher velouté. L'huile de ce pélargonium remplace celle des roses.
Perlargonium graveolens "Lady Plymoouth"
Pelargonium x fragrans  Pélargonium odorant
Il s'agit d'un hybride dont les douces feuilles libèrent un parfum d'eucalyptus, voir de pin.
Pelargonium viscosissimum,  Pélargonium pourpre collant
Il est originaire d'Amérique Nord-Ouest. Les feuilles sont palmatiséquées, les lobes sont allongées et portent des poils collants. Plante médicinale.

Pelargonium x snow flake,  Pélargonium flocon de neige
Il est décoratif avec ses feuilles arrondies , au bord ondule et marquées de taches blanches irrégulières. IL dégage un parfum citronné. Les fleurs sont d'un bleu pâle.

Perlagonium tongaense, Pélargonium de Tonga
Il est originaire de la région de Tongaland où il est endémique. Voir www.pza.sanbi.org

Le Phylloxéra, sulfateurs et américanistes

Le Phylloxéra

Il se nomme Phylloxera vastatrix ou selon la nomenclature moderne Daktulosphaira vitifoliae. Il est le pou ténébrant  (insecte qui perfore)La maladie porte le même nom.

Cet insecte, semblable à un petit moucheron, sournoisement met trois ans à entraîner la mort du cep après un dessèchement des feuilles. Il est originaire d’Amérique et arrive en France vers 1863. Le phylloxéra arrive pour la première fois dans les vignes de Montfleur en 1879.

Daktulosphaira vitifoliae a un cycle biologique complexe , il mène une vie souterraine niveau des racines, stade hypogé et une vie aérienne au niveau des feuilles, stade épigé. Ces insectes pratiquent la parthénogenèse.

Au printemps, à l’apparition des feuilles, les insectes femelles, les fondatrices aptères proviennent du développement d’un œuf d’hiver caché sous l’écorce. Elles pondent leurs œufs sur les feuilles les plus tendres, apicales. de la vigne, les œufs sont protégées par la feuille qui réagit en formant une galle. La fondatrice pond quelques 600 œufs. Les larves qui apparaissent sont plus ou moins dispersées par le vent, et d’autres de ces larves migrent vers les racines à l’automne, c’est le stade hypogé qui débute. Les larves se développent, jusqu’au stade adulte, ce sont des femelles aptères qui pondent des œufs,chaque femelle pond une centaine. A l’approche de l ‘hiver les larves devenues des nymphes hibernent et supportent le froid. Les racines montrent de nombreuses déformations. Au retour du printemps c’est le stade épigé, les nymphes donnent des insectes colonisateurs, ailés, ces formes parfaites d’insecte pondent des œufs andropares soit des œufs mâles et les gynopares soit des œufs femelles, sous les feuilles ou l’écorce, il apparaît des insectes sexués qui s’accouplent , chaque femelle pond un seul œuf, l’œuf d’hiver sous l’écorce, Et au printemps cet œuf se développe pour faire apparaître une femelle fondatrice aptère du stade épigé sur les feuilles.

Www.ephytia.inra.fr

 “….tandis que l’invasion et la destruction ont marché chez nos voisins de l’Ain, avec une rapidité terrifiante , la marche du désastreux insecte ne paraît s’accomplir chez nous qu’avec une heureuse lenteur. …l ‘abandon du vignoble tient au phylloxéra , aux maladies cryptogamiques …(mildiou, black-rot, oïdium … et au contexte économique difficile….” Sylvaine boulanger. Le vignoble du Jura, Presses universitaires.

On doit la découverte du Phylloxéra à Jules-Emile Planchon dans son rapport à l’Académie des Sciences  …”si un remède prompt et énergique n’est pas trouvé avant 10 ans la Provence n’aura plus une seule vigne …”l’entomologiste Lichenstein met en évidence les larves qui attaquent les racines, Léopold Laliman propriétaire bordelais découvre l’immunité acquise des cépages américains.  J.-E.Planchon après un séjour aux Etats-Unis  conseille vivement le greffage des cépages sur des plants américains. (Les vignes américaines, leur culture, leur résistance au phylloxéra  1875 Société Centrale d’Agriculture de l’Hérault) .  C’est alors que s’opposent les sulfateurs, vignerons qui injectent du sulfure de carbone au pied des ceps au moyen de pals métalliques aux américanistes, vignerons qui greffent sur des pieds américains leur cépage.

www.vignevin-sudouest.com, www.dico-du-vin.com,    www.ephytia.inra.fr, www. Le Phylloxéra et les maladies de la vignes : la lutte victorienne des savants Roger Pouget 2015.

 

 

 

De Poncin à Mérignat leurs maisons de vigneron

L’habitat typique du vignoble est la Maison à cellier, originaire du midi (Le Vignoble du Jura du sud par S. Boulanger ). Il reste quelques exemplaires, comme à Mérignat. Par endroit tonneau, pressoir à vis verticale.

       

L’habitation est à l’étage et l’exploitation au rez-de-chaussée.

La particularité est l’escalier extérieur, en pierre, a une volée. il donne accès à un petit balcon où s’ouvre la porte d’entrée de l ‘habitation. Le balcon est soutenu par un mur en pierre, il est protégé des intempéries par le auvent, un prolongement du toit, qui s’appuie sur des poutres en triangle. Il manque la rampe en fer forgé ou pleine.Un grenier est  sous le toit et s’ouvre à l’extérieur par petite fenêtre fait fonction de grange.

Au-dessous du balcon s’ouvre le cellier par une porte voûtée, où se fabrique le vin, avec la présence des cuves et d’un pressoir. Plus loin, vers le départ de l’escalier , une deuxième porte conduit à la cave, lieu où est stocké le vin, et lieu de rangement des outils de la vigne, l’aération se fait par une lucarne.

Au-dessus de l’habitation, souvent un grenier pour stocker le foin, parfois reste avec la poulie pour monter le foin. Certaines maisons ont conservé le toit à bascules.

        

Ces maisons en pierre, solides ont été rendu confortables, agrandissement des fenêtres, grenier transformé en chambre mansardée, fenêtres agrandies, ouverture du cellier en porte vitrée…..

      

La roche calcaire est toujours présence avec son caractère massif, son débit en plaques autour des jardins, des prés.

         

Les vignes sont en îlots, adossées au flanc calco-marneux entre une végétation qui a repris ses droits.

Les feuilles mortes révèlent les deux cépages, le POULSARD ou PLOUSARD aux feuilles découpées en lobes séparés par des sinus  profonds et un sinus pétiolaire  ouvert en U, le GAMAY aux feuilles orbiculaires à 5 lobes et un sinus pétiolaire en V. !!!!en espérant une bonne détermination. Le poulsard a le même patrimoine génétique que la rèze;  (www.lescepages.free.fr )

 

Les coteaux de l’Ain et vignobles

Les vignobles allient le sous-sol, le climat, le sol, la botanique, les insectes, les champignons,les bactéries, et le travail de l’ homme.

De Poncin à Cerdon les vignes sont installées sur le faisceau lédonien jurassien, un ensemble de terrains plissés et fracturés appartenant au Jura méridional.

Les maisons de vigneron, les chapelles celle de La Cueille, de Leymia, construites en pierre de taille rappelle cette mer profonde qui recouvrait la région au jurassique (soit l’ère secondaire, époque des dinosaures) de 205 millions d’années à 130 (150 MA)millions d’années, sous un climat tropical. Dans cette mer profonde, calme s’est déposées des mètres de calcaire sublithographique voir lithographique.

La mer se retire, laissant l’érosion faire les attaques de dissolution de la roche calcaire et ne laissant aucune trace du crétacé, soit la fin du secondaire, qui se détecte sur les collines de Ménestruel.

Le massif calcaire du Cerdon est karstique, l’eau souterraine dissout la roche et crée un réseau de grottes, Les eaux se rassemblent pour donner naissance au Veyron, il entaille transversalement les roches calcaires pour arriver dans la plaine de Leymiat et il se jette dans l’Ain au lieu dit « la Queue du Veyron ».

Le paysage révèle la suite des événements, les couches sont surélevées, plissées accompagnées de nombreuses failles de direction NNE-SSW, au moment de la surrection des Alpes, débutant il y a quelques 130 MA d’années.

Rocher de St Alban culmine à 562 m. il domine le Veyron, Le mont Carmier Cerdon, les Balmettes à Leymiat

La région subit un refroidissement comme en témoignent les dépôts fluvio-glaciaires qui contrastent avec les roches massives calcaires, ce sont les restes du glacier alpin, dont les langues glaciaires se terminent sur Hautecourt, Cize, lors de la glaciation du Riss il y a de -300 000 à – 120 000 ans.

Les eaux de fonte entraînant des blocs ont été déposées dans le lit duVeyron et de l ‘Ain ou des combes comme celle du combet Fanjot, et se sont étalées dans les plaine de Champeillon, de Leymiat, de Poncin, ou accumulées en balmettes les Balmettes de Leymiat.Ce sont des conglomérats solidifiés dans une gangue utilisés pour l’installation du château de la Cueille, de Poncin,ou actuellement des maisons de Leymiat.

Le massif calcaire est colonisé par une chênaie-charmaie puis des vignes. Les conglomérats ont facilités l ‘installation de château, villages.

La Cueille Chênaie-charmaie

Chênaie-charmaie à chêne pubescent sur le sentier de La Cueille

Cette Chênaie se dévoile juste après la plantation de Pin noir d’Autriche, Pinus nigra.

Le sentier : Les Roches part du château de la Cueille et longe la crête passant d’une altitude de 342 m à 571 m. dominant la rivière d’Ain.

Les gorges de la rivière sont creusées dans le calcaire jurassique (Oxfordien) : un calcaire sub-lithographique, avec quelques bancs de calcaire marneux déposé dans une mer profonde et chaude, il y a quelques de -225 MA à -130 MA. La mer se retire, il y a quelques -65 millions d’années et les dépôts calcaires épais subissent l’érosion, et vers – 54 millions d’années, pendant le tertiaire, le soulèvement des Alpes plisse et fracture ces strates de calcaires, c’est la naissance du Jura. Ce Jura méridional surplombe l’effondrement de la Bresse.

Sur ce calcaire massif, mise en évidence par le soulèvement des Alpes, s’installe une végétation xérothermophile, une végétation à tendance méditerranéenne très typique.

Les pentes en direction de la rive gauche de la rivière d’ Ain, de 350m à 250 m sont colonisées par le Buis toujours vert, Buxus sempervirens L., accompagné du Charme Carpinus betulus L., et du Chêne pubescent, Quercus pubescens Willd. Ce dernier caractérise les stations chaudes les terrains calcaires. Il est xérothermophile. Souvent il est remplacé par une plantation de vignes. Les feuilles ont une face inférieure aux poils mous de même les jeunes rameaux, les lobes sont ondulés il est adapté à la sécheresse, et supporte le gel, son feuillage est marcescent, il persiste l ‘hiver. Le Laser siler ou Sermontain, Laserpitium siler L.forme des bordures, plante xérophile, indicatrice du sol calcaire, apparaît à partir de 500 m, et la Centaurée, Centaurea jacea L., la Sarriette à feuilles de menthe ,Calamintha menthifolia Host. L’atteinte des Buis par la pyrale, réduits à des squelettes (papillon chinois) permet de contempler la rivière, le barrage de l’Allement.

Le Chêne sessile, Quercus sessiliflora, avec le Charme, Carpinus betulus représente la strate arborescente, accompagnée d’un cortège d’arbustes thermophiles et aimant les terrains calcaires : Genévrier Juniperus communis, Viorne lantane, ou V.mancienne, Viburnum lantana L., Prunier de Sainte-Lucie, ou Bois de Ste Lucie, Prunus mahaleb, Coronille émérus, Hippocrepis emerus (L.) Lassen, Cornouiller sanguin Cornus sanguinea,au feuillage rouge cuivré lors d’une arrière saison chaude, Troène commun, Ligustrum vulgare L. , Alisier blanc, Sorbus aria (L.) Crantz, indicateur de sécheresse, Poirier sauvage, Pyrus pyraster Burgsd., Sorbier des oiseleurs, Sorbus aucuparia L., Clématite blanche, Clematis vitalba L., Noisetier, Corylus avellana L., Érable commun, Acer campestre, Érable à feuilles d’obier, Acer opalus Mill., indiquant une altitude de 500 m, Camérisier ou Chèvrefeuille des haies, Lonicera xylosteum L., Aigremoine eupatoire, Agrimonia eupatoria L.,Daphne lauréole, Laurier des bois, Daphne laureola L., espèce sub-méditerranénne, des bouquets de fougères thermophiles, Polystic à dents sétacées, Polystichum setiferum (Forssk.) Woyn., , Solidage verge d’or, Solidago virgaurea L. qui caractérise un boisement calcicole pauvre en calcaire actif, voir présence dans les chênaies acidophiles.

 La présence de marne et calcaire marneux sur un milieu humide se manifeste par la présence de Succise des prés, Succisa pratensis Moench, la Molinie, Molinia arundinacea Schrank, Garance voyageuse, Rubia peregrina L., Nerprun purgatif , Rhamnus cathartica L., Peuplier tremble, Populus tremula L.

Cette Chênaie-Charmaie à Chêne pubescent sans valeur économique est reboisée en Pin noir, ou cultivée en vigne si l’exposition est bonne. Ce qui se passe à La Cueille.

Le printemps s’annonce par la floraison des Violettes de Mars, Viola odorata qui exhalent  un léger parfum , et se montrent jusqu’ à la fin avril. Le squelette des buis atteints par la pyrale est couvert de mousses donnant un paysage étrange. Dans les trouées se distingue la floraison jaune de l’Érable à feuille d’obier.

 

Le Château de La Cueille appartenait à un grand domaine, appelé le « Clos du château », entouré d ‘un mur en pierre de taille, et l’accès se faisait par deux portails en fer forgé. 100 hectares de vignobles s’étendaient sur une pente à 60%, sur un calcaire sub-lithographique. En 1870 le vignoble fut atteint du phylloxéra. Les ceps malades furent détruits et replantés par des Pins noirs, Pins noirs d’Autriche. En 2012, le propriétaire du château vend 5 hectares du « clos du château à un viticulteur. Les pins noirs sont extraits du terrain et la vigne plantée (Le Progrès 20 mars 2015).