Jardin malgache 1930

Jardin malgache à Sambava de 1933 à 1959

Mon amie, Irène passe son enfance et sa jeunesse à Sambava. Son récit concernant le jardin m’a passionné, et j’en fait part sur mon site. Sa maison, construite par son père qui arrive de l’île de la Réunion en 1918 à Madagascar, allie simplicité, fonctionnalité avec une climatisation adaptée à la grosse chaleur et l’humidité. Toutes les pièces s’ouvrant sur un même espace assure la convivialité au quotidien. Le jardin est à portée de main, complétées par la culture sur l’exploitation à Ampakaka située à 40 km.

Que cultive-t-on dans ce jardin malgache ? des légumes-feuilles : les brèdes, des légumes-fruits, des légumes-graines, des légumes- tubercules, ldes légumes-condiments

La Ciboule, Allium fistulosum L., elle n’a pas de bulbe à la base, un simple renflement, des feuilles cylindriques, creuses. Elle a un goût intermédiaire entre l’oignon et l’échalote. Elle était cultivée sous Charlemagne sous l’appellation de cepa. Actuellement,elle est apprécié comme plante décorative.

allium fistulosum DSC04330Le Persil commun ou à feuilles plates, Petroselinum crispum (Mill.) Nyman, Petroselinum sativum Hoffm. 

La Citronnelle, Cymbopogon citratus (DC.) Stapf, il s’agit d’une Poacée (Graminée), qui pousse de façon spontanée le long des chemins, à la base un bulbe allongé, des feuilles linéaires assez rudes. Elle était considérée comme une plante aromatique indispensable au bain. Introduite en France, d’après le « Babeth book », elle est utilisée en jus, obtenu en coupant finement en rondelle le bâton de citronnelle.

Le Poireau chinois, Allium tuberosum Rottler Du bulbe partent des feuilles plates, étroites d’un vert clair au goût d’ail. Les feuilles sont coupées à la demande.

Le Chou de Chine ‘Granaat‘, « Ramonebaka », Brassica rapa subsp. pekinensis ‘Granaat’, c’est une variété du pet-saï, les feuilles d’un vert lumineux sont à la base en rosette assez serrées sans être pommées comme chez le Pet-saï, cette variété se rapprocherait le plus de la description donnée. Les jeunes feuilles se mangent crues, plus vieilles cuites. Cette variété est dessinée sur l’ouvrage de D.Bois les Plantes Potagères en Pays Tropicaux 1935 fig.38.

Le Haricot à rame, Phaseolus vulgaris L. Les haricots s’enroulent sur de hauts supports. Ils sont arrivés d’Amérique

Le Concombre, Cucumis sativus L. il vient de l’île de la Réunion. Il se mange cru en salade avec des piments ou bien cuits avec de la viande.

Le Chou-rave ,Brassica oleracea var. Gongylodes , la tige aérienne est tubérisée. Si en France il est abandonnée après la guerre comme le topinambour, à Madagascar il n’est pas tombé dans l’ oubli. Coupé en lamelles il est sauté dans le jus de cuisson de la viande ce qui relève son goût fade.

Le Haricot kilomètre, « Voamoa », Vigna unguiculata subsp. sesquipedalis (L.) Verdc. Il s’enroule sur les clôtures. Il est décoratif avec ses fleurs blanches et spectaculaires, et ses gousses longues et fines d’ 1 mètre de long sont un légume.

L’« Anguivy », Solanum macrocarpon. L., Il s’agit de la Grosse angivy, une aubergine amère. La tige est ligneuse, pubescente, des feuilles ovales, pubescentes, des fleurs blanches aux poils étoilés, des baies vertes et rouges à maturité, évoquant plus une tomate qu’une aubergine. Les fruits sont utilisés dans un bouillon et pris en infusion, pour soulager un petit mal de ventre.

La Petite Anguvy, Solanum americum les fleurs blanches sont suivies par des baies noires grosses comme des pois. et la tige est hérissée.

L’Aubergine, « Baranjely) Solanum melongena L., Les fruits sont petits de couleur jaune, les fleurs sont violettes. A l île de la Réunion elle se nomme Bringelle.

La Tomate, « Voandamora » Lycopersicon esculentum Mill.;les tomates sont un peu plus grosses que les actuelles tomates cerises, la chair est ferme et exhale un parfum exquis de tomate. La culture se fait sur des piquets. On prépare la rougaille de tomates. Elle correspondrait à la Tomate variété Madagascar chez la Ferme Sainte Marthe.

La Brède Morelle, « Anamama be », Solanum americanum Mill. Solanum ptychanthum c’est une variété de Morelle noire cultivée, la tige est couverte d’aspérités, et après les fleurs blanches apparaissent des fruits noirs.

Le Piment de Madagascar, Pili pili, Capsicum frutescens L., comme l’évoque Irène son surnom évoque le cri des oiseaux qui en sont friands, il est échappé de jardins et se cueille en dehors du jardin, il est endémique de Madagascar.

Le Patole, Luffa cylindrica (L.) M.Roem. C’est une plante grimpante de la famille des Cucurbitacées fleurs jaunes femelles donnent de fruits en forme de massue qui se mangent frais car les fibres, les vaisseaux conducteurs de la sève se durcissent et se transforment en une véritable éponge végétale.

Le Margoze , Momordica balsamina L., Cette plante grimpante de la famille des cucurbitacées, annuelle, donne un large, ovoïde ressemble à un cornichon, s’ouvre en 3 lanières rouges, la pulpe débarrassée de ses graines est légèrement amère et nécessite de dégorger dans du sel deux à trois heures. IL se mange avec la morue.

Le Pois de Lima, Pois d’Achery, Pois du Cap, Pois savon, Pois de souche Phaseolus lunatus est une plante grimpante. Les énormes graines sont consommées cuites car elles contiennent de l’acide cyanhydrique. Selon le Courrier de Madagascar (2014) il a fait la réputation de Madagascar comme le café, le litchi, dans les années 70 et 80. La culture devrait être redynamisée car le Pérou et la Californie ont diminué leur production suite à la sécheresse. Il est le véritable Phaseolus, le véritable haricot, arrivée d’Amérique en 1840 par les espagnols.

Un souvenir d’Irène étonnant et d’actualité, puisque les insectes sont devenus source de protéines. Ce feuillage est l’aliment de la chenille du Pyrops madagarescensis qui se transforme en une nymphe nommée, « porte-lanterne », originale avec un rostre allongé, rose crevette, et un abdomen auréolé d’une mousse blanche, une cire hydrofuge pour se protéger des prédateurs, les nymphes ramassées sont passées dans l’eau chaude et sont frites. Les nymphes donnent des adultes qui vivent sur l’arbre très courant, la Pomme de Cythère ou Evy ou « Sakomanga » ou « Ambarella », Spondias dulcis Parkinson. Les adultes pompent la sève à l’aide d’un rostre et secrète un miellat , « le miel de Tentele ».

La Chayotte, « Saosety » ou « Sosoty » , Christophine pour la Martinique, Chouchou pour la Réunion, Sechium edule (Jacq.) Sw., Tige sarmenteuse s’enroulant sur les supports par des vrilles foliaires. Elle est vivace grâce à un tubercule, elle est plantée proche de l’écoulement des eaux de l’évier car elle a besoin d’eau. Les fleurs sont peu spectaculaires, petites et monoïques. Les fleurs femelles donnent naissance à des fruits énormes, des baies atteignant le kilo. Fruit et tubercule et jeune pousse se mangent cuits. Le développement est rapide 150 m2 en quelques semaines. En 2013, la variété vert pâle à peau lisse sans épines ,en forme de poire s’est acclimatée en Europe notamment en France on la trouve sur les marchés et en culture.

Dans ce jardin et autour de la maison il y a des arbres.

Le plus estimé, toujours présent dans la mémoire d’Irène, le Mouroungue, Ananambo, Moringa, Moringa oleifera Lam. , un arbre aux multiples potentiels, les racines utilisées pour leur goût piquant, les feuilles et les fruits pour l’élaboration du curry, les graines pour la fabrication d’une huile de cuisine, « huile de Ben », qui a l’avantage de ne pas rancir, d’être inodore, bénéfique pour les maladies de peau. Les feuilles, soit les « brèdes mouroum », sont des légumes pour la soupe, le pot-au-feu. Selon la Tribune de Diego (rajaofera.free.fr) il mériterait une attention pour enrayer la malnutrition.

Le Papayer Voampazo, Carica papaya L. Il arrive d’Amérique tropicale passant par les îles de la Réunion puis Madagascar. Sans connaître ses propriétés, celles d’ amoindrir la viande, le fruit entre dans la composition des préparations de la viande de zébu.

Le Manguier, Mangifera indica Gaertn.,Il est présent dans les plantations de café car les ouvriers jetaient les noyaux. (Il est introduit à Madagascar en 1801 par Michaux, de l’île Bourbon, variété ‘Auguste’. Revue de Botanique Appliquée : Les production de fruits à Madagascar par Edm.François, directeur du Jardin botanique de Tananarive1927.). Il est vraisemblable que c’est une variété sélectionnée pour son absence d’odeur d’essence térébenthine.

Les « mauvaises herbes » du jardin mais utiles

Elles ne sont pas négligées et sont utilisées en cuisine comme légumes-feuilles nommés brèdes.

Le Brède malabar, Anapatsa, Amaranthus blitum L., les feuilles entrent dans la composition des soupes, ou sont cuites à la poêle. A ne pas confondre, sous ce même nom, une Amarante, appelée aussi « Pariétaire à piquants », Amaranthus spinosus L.

Dans le parc à zébus, le Pourpier brède pousse en quantité, sa surnom de « Bouse de taureau », n’incite pas à la consommation et pourtant ses petites feuilles charnues riche en acides gras oméga 3 vitamines E et C font excellentes salades.

La Morelle noire, Anamama, Anamamy, Brède Martin, Solanum nigrum L.se multiplie facilement dans les cultures, les jardins, aux fleurs blanches succèdent des baies vertes puis noires.Les feuilles se mangent façon épinard, ou en soupe, ce qui fait frémir plus d’un européen qui voit dans les morelles noires des plantes dangereuses. Les baies sont considérées comme toxiques.

La terre à Ampakaka

A Ampakaka , à quelques kilomètres de la maison, la famille s’y rendait pour passer l’été en voiture puis en pirogue.

Le Cresson de Para « Brède mafane » , Acmella oleracea (L.) R.K.Jansen,(Spilanthes oleracea), légume-feuilles fait partie du plat national de Madagascar : le « romazava », le ragoût de zébu. Coupé il repousse jusqu’à la fin de l’automne. Il est considéré comme médicinal. Sa saveur piquante et une propriété anesthésiante, lui donnent le nom d’ Herbe chaude .

La Patate douce , « Vomanga » Ipomoea batatas (L.) Lam., c’est leur pomme de terre, de la famille des Convolvulacées (famille du liseron). Le tubercule et les feuilles qui font partie des brèdes se mangent.

Le Haricot mungo « Voantsiroko » Vigna radiata (L.) R.Wilczek, en Europe c’est lui qui donne les « pousses de soja », à Madagascar ce haricot se retrouve dans la viande de zébu.

Le manioc, Mangahazo, Manihot esculenta Crantz , retiré du sol il est rapidement stocker dans la terre du sous-sol. Les feuilles sont broyées à l’aide d’un pilon en bois dans un mortier, laissant échapper un bruit « toto. » et participent au ragoût de porc, le « ravitoto ». Les brèdes jeunes sont les meilleures les moins amères

Le Voème , Voanemba, Haricot à l’œil noir, Vigna unguiculata (L.) Walp. Il est originaire d’Afrique et est connu sous le nom de Niébé. En France il est le Dolique mongette,planté mangé avant l’arrivée d’Amérique du Haricot . Plante grimpante ,supportant la sécheresse, annuelle, les feuilles sont trifoliées. Cette légumineuse est un légume-feuille dont on mange les jeunes feuilles.

Voanjobory, Pois de terre, Pois bambara, Vigna subterranea (L.) Verdc. son nom anjo indique qu’il est nourrissant, en effet il est hautement calorifique, riches en vitamines, en sels minéraux dont le phosphore, et équilibré en acides aminés, acide linoléique et lysine dominante. « Bory » le distingue de l’arachide, comme ce dernier sa fleur se courbe et s’enfonce dans le sol. Anjo signifie qui nourrit. Il est consommé frit ou bouilli, il entre dans la composition du plat, « Hena-kisoasy voanjobory ». Il fait partie des plantes qui soignent. )

Le Pois d’Angole, Pois d’Ambrevade à l’îleMaurice, Varvatte, Ambarivatry , Cajanus cajan L., il est arrivé à Madagascar avec les esclaves. Cette culture vivrière a des graines sont riches en acides aminés lysine, méthionine tryptophane

Le Zakamalao, Sakaviro, pour la tribune de diego, Zingiber officinale Roscoe, culture très ancienne. Le gingembre blanc correspond au gingembre séché et pelé le gris ou noir il est séché non pelé.

Le Melon d’eau, « Voatave », Cucumis melo, le melon voatango, Voamanga., un fruit avec peu de chair , une chair blanche, fade et riche en eau.

La Banane Frayssinette, « Ginsly », Banane mignonne, « Figue sucrée » aux Antilles, provient de la domestication du bananier sauvage,à partir d’ une hybridation entre Musa acuminata x M.balbisiana (du groupe génétique AA et sous-groupe sucrier), donnant des fruits parthénogénétiques,c’est-à-dire sans graines, de petite taille, tout au plus 10 cm, à péricarpe fin, délicieusement sucrée, servie aux repas de fête. La culture de la banane débute vers 500 de notre ère à Madagascar. (La banane est de la même famille que l’arbre du voyageur Ravenala madagasriensis, famille des musacées.). L’histoire du bananier d’A.Lassoudière, éditions Quaer., La Gazette de la grande île 2016).

La Banane plantain, Banane à cochon, Musa x paradisiaca L., le bananier donne de gros fruits atteignant 40 cm, à la chair ferme cueillis pour l’alimentation des cochons.Un souvenir d’Irène, tous les dimanches 250 régimes de bananes vertes sont entreposés dans une marmite à 3 pieds placée dans une cabane fermée et aérée pour les cuire un certain temps et ces bananes seront destinées aux cochons.

Actuellement elles sont en vente dans les grandes surface, se consomment cuites voir les recettes dans Le Babette book, E. Albin Michel.

Le Café de Madagascar, « le kouïlo, « Kouillou »le Tanala, une variété de Coffea canephora voisine de la variété robusta est très corsé, riche en caféine, les grains sont petits, globuleux avec un sillon central rectiligne. Il était servi façon café expresso dans un fond de tasse. Selon le journal Zinfos 974.com la filière café malgache est en grande difficulté par rapport à des pieds trop anciens et une absence d’entretien.

Le Fruit à pain, Artocarpus altilis (Parkinson) Fosberg, ce bel arbre donne des faux fruits de la taille d’un melon vert, avec une écorce aux dessins géométriques, une chair laiteuse. Le fruit est appelé « pain des pauvres »

Le Vanillier Vanilla plenifolia arrive à la Réunion en 1630 et en 1841, la fleur de vanille restée stérile par manque de l’ insecte pollinisateur, une mélipone. La culture se fait sous l’ombre dense des mûriers noires, Morus nigra. L’élagage donne des branches droites servant de support pour la vanille. Les enfants mangent les fruits sucrés juteux du mûriers noires. Sur cette île elle devient la meilleure du monde, de nos jours elle bénéficie de l’appellation AOC Vanille Bourbon.

L’Avocatier, Zavocat, Persea americana Mill., encore un souvenir d’Irène, l’avocat est mangé avec du sucre et pour les adultes une cuillerée de rhum, et de café .Si je m’en réfère au « Babeth book » il s’agirait de la variété ‘Lula’  importée des Antilles, et non d’origine, avec une peau verte et lisse.

Le Sonze, Vihalaho, Alocasia macrorrhiza, le rhizome se renfle en tubercule, il y a une variété dont les tiges sont comestibles, et les tubercules sont cuits dans l’eau, les feuilles encore enroulées sont bouillies et frites. Les énormes feuilles leur donnent le surnom d’ oreille d’éléphant », j’ajoute une remarque d’Irène faisant la différence avec une plante voisine se développant sur le bord des rivières, dont le bulbe plein, un corme, Colocasia esculenta,les feuilles sont dressées, en période de disette les graines sont ramassées et portées à ébullition et cuites dans la cendre.

Autour de la maison, les fleurs pour l ’embellissement

Le « muguet malgache », Famonototozy, Drimia mascarenensis (Baker) J.C.Manning et Goldblatt, d’une touffe de longues feuilles s’épanouissent des hampes florales portant des petites clochettes blanches au moment des pluies. Ce muguet est très toxique, son bulbe écrasé sert d’appât pour tuer les rongeurs.

Un ensemble de fougères, le Diplazium esculentum (Retz.) Sw. masque le dessous de la maison niveau pilotis, les crosses et les jeunes feuilles sont consommées, elle est la fougère la plus comestible du monde,tout en étant décorative.

Le Franciscea , Brunfelsia uniflora L. agréable pour composer des bouquets pour la véranda, cet arbuste buissonnant de la famille des Solanacées, originaire d’Amérique du Sud a des fleurs nombreuses qui changent changeant de couleur au cours de leur vieillissement, du violet au lilas au blanc.

Le Lilas de Perse, « Voandelaka » , Melia azedarach L. Ce bel arbre aux feuilles découpées comme celles du frêne, ses nombreuses fleurs parfumées est considéré naturalisé à Madagascar. Le noyau sert à confectionner des chapelets, des colliers. Sur le tronc, dans un « fanjon » ou « fanjan » soit un pot suspendu sa maman plaçait une orchidée. Qu’est ce que ce « fanjan » ? un stipe d’une fougère arborescente, Cyathea borbonica Desv. caractéristique des forêts tropicales humides, le stipe est couvert de racines adventives serrées les une contres les autres, coupé le stipe devient un milieu idéal pour la culture des orchidées, offrant un milieu acide et laissant passe l’eau. Ces coupes ont concouru à la disparition de ces fougères apparues il quelques 300 millions d’années. Actuellement il est interdit de les couper.

L’« Evi », « Sakomanga », « Ambarella »Pommier de cythère,Spondias dulcis Parkinson.Spondias est le nom grec de la prune. Après avoir mangé le fruit il reste un noyau mémorisé car couvert de longues aspérités. Si ce nom de pommier oriente vers la famille des Rosacées, il fait partie des Anacardiacées, famille du Manguier.

Le « Vavangue » , Vangueria madagascariensis J.F.Gmel., la pulpe acidulée de cette sorte de prune bleuit la langue a marque la mémoire d’Irène. L’urbanisation a fait disparaître cet arbuste autour des maisons.

Le Bibassier,« Kazazan », « kaso fihina », Eriobotrya japonica (Thunb.) Lindl. , un arbre venu de l’île de la Réunion.

Apothicairerie Châtillon-sur-Chalaronne

D’après la thèse d’Etat de Docteur en pharmacie signification des inscriptions sur les pots et les tiroirs de la tisanerie, de Juliette Cousseau  17 février 2003 .

Inscription sur les pots (les propriétés sont reprises sur la thèse qui sont celles de l’Officine de Dorvault 1855 et Larousse médical) ajout de mes recherches personnelles

Agaric Mondé  champignon type bolet du mélèze, mondé car il est débarrassé de ses impuretés, il est  purgatif, antisudoral. 

Aloès Aloe vera  purgatif , drastique cholagogue, tonique

Alun de roche sulfate double d’aluminium, et de potassium, astringent antiseptique, il est obtenu  partir de la combustion de la roche alunite ou d’argile avec de l’acide sulfurique .

AMENDES, cassée Amygdalus communis , amandier cultivée de la variété douce pauvre en acide cyanydrique, émolliente, calmante, fébrifuge, taenifuge

ANGELIQUE  Angelica archangelique, Angélique des jardins, Herbe-du-Saint Esprit, plante cultivée dans les jardins monacale pour chasser la peste, la racine est riche en huile essentielle, stomatique, excitante, carminative. 

ANIL. Verd. Pimpinella anisum les fruits de l’anis vert  sont utilisés,  eupeptique, antispasmodique, carminatif, galactologue.

ANTIMOINE. métal Sb, extrait de la stibine ou sulfate d’antimoine, de couleur blanc bleuâtre, contenant des impuretés soufre, arsenic, fer, plomb. Il est utilisé comme purgatif sous forme de pilule perpétuelle ou de gobelet o le vin permet la formation d’oxyde d’antimoine soluble violent purgatif.

ARISTOLOCHE,  Longue : racine d’Aristolochia longa , les racines ressemblent à des tubercules de pomme de terre, tonique, emménagogue.

ASSA Foetida Ferula assa-foetida la résine exsudée est antispasmodique, emménagogue, vermifuge.

AUNEE, en p.dr Inula helenium la racine de l’Aunée, l’Oeil de cheval, la Grande Aunée  tonique, expectorant, antiprurigineux. 

CACAO  Theobroma cacao ; les graines sont toniques, stomachiques, anticatarrhales.

CALAMINE,ARO que  Acorus calamus , roseau aquatique le rhizome séché est tonique, stomachique, anticatarrhal.

CAMOMILLE en p.dr, Anthemis nobilis se cultive dans le jardin, les fleurs sont antispasmodiques, carminatives, eupeptiques

Camphre de Montpellier Caamphorosma monspeliaca , la camphrée de Montpellier, la Camphorine est un petit arbuste méditerranéen, l’essence est utilisée , antiasthmatique, antirhumatismal.

CANELLE et Girofle Cinnamomum verum  l’écorce est tonique, antispasmodique, eupeptique. Eugenia caryophyllata donne ses bourgeons les clous de girofle, qui apporetent une saveur plus douce.

Casse en baton, Cassia fistula le fruit est laxatif.

CASSONADE  sucre roux non raffiné, moscouade en vieux français, sucre coloré par de la mélasse, une origine portugaise moscabado.

CERUSE, carbonate de plomb, céruse blanc, blanc de plomb, poudre blanche insoluble dans l’eau, chauffée la céruse devient une masse orangée, employée dans les emplâtres, émolliente, résolutive.

CHOCOLAT de santé mélange de sucre et de cacao, tonique.

CITRONS, fruit rafraîchissant, antiseptique, astringent, antiscorbutique, diurétique , antirhumatismal.

CLOPORTES Oniscus asellus Asselle des murs, leur carapace riche en carbonate de calcium  réduite en poudre neutralise l’acidité de l’estomac, elle est apéritive, diurétique.

COLOQUINTE , fruit d’une Cucurbitacée, le « Chicotin » cultivé pour les besoins de la pharmacopée, purgatif drastique.

CORALINE de Corce, ou mousse de Corse, il s’agit d’un mélange d’algues végétales.

CORNE de Cerf, cornes de cervidés caduques réduites en poudre , adoucissant, antidiarrhéique.

COSOLIDA Major, Symphytum officinale la racine de la Grande Consoude, l’Oreille d’âne, Langue de vache, l’Herbe aux coutures est astringente, antidiarrhéique, assure la cicatrisation la soudure des os.

CORIANDRE en Grain , Coriandrum sativum , utilisation des fruits , stomachique, carminatif.

CREME de Tartre , SEl monopotassique de l’acide tartrique, il est connu sous le nom de Pierre de vin, car il se dépose sur les parois des barils de vin. Il est craquant sous la dent, sa saveur acide est rafraîchissante, il est purgatif.

CRISTAL minéral, il s’agit d’un Sel de Prunelle à base de nitrate de potassium mélangé avec du sulfate de potassium, ce sel est diurétique, médicament  tempérant (sobre) et fondant.

 CUMIN de Malte, Cuminum cymimum est le faux-cumin, Cumin blanc, les fruits  : eupeptique, carminatif.

DOUCE Amère , bois, Solanum dulcamara, les tiges sont utilisées, sudorifique, dépurative.

ECORCE De Citrons l’écorce,  le zeste de citron sont toniques, carminatifs, diurétiques.

ECORCE d’Orange l’écorce et le zeste d’Orange sont toniques et rafraîchissants.

ELLEBORE noir, Helleborus niger, le rhizome de la Rose de Noël est purgatif, dratisque, vermifuge, emménagogue.

ENCENS , Boswellia fumigatoire.

FARINE de lin, Linum usitatissimum , avec les graines on obtient la farine de lin, émolliente, utilisée pour les cataplasmes.

FENU-GREC en Grain, Trigonella foenum-graecum , les graines de Fenugrec ou Senegrain sont toniques, apéritives, résolutives. Les graines développent une mauvaise odeur, la farine remplace la farine de lin, elle accélère la maturation des abcès, combat la fatigue des tuberculeux.

FLEUR de Soufre, le soufre est sous forme de poudre jaune, , laxatif, expectorant, antiparasitaire.

GALBANUM , Ferula galbanifera exsude une résine stimulante, antispasmodique, une panacée au Moyen Age, elle entre dans la composition du baume de Fioravanti et l’emplâtre Diachylon gommé.

GAYAC , Rapé, Gaiacum officinale est le jasmin d’Afrique, son bois est le « Palo Balsamo » ou « Paolo santo » soit le « Bois saint« , ce bois est lourd imputrescible. il est utilisé râpé, stimulant, sudorifique, les indiens s’en servent pour combattre la syphilis .

GENTIANE En p.dr, Getiana lutea, La racine est réduite en poudre est tonique, fébrifuge, apéritive, stomachique. Elle est le Quiquina du pauvre.

GINGEMBRE, Zingiber officinale, le rhizome est stimulant, stomachique, sudorifique, carminatif, aphrodisiaque. Panacée au Moyen Age.

GOMME ARABIQUE, Acacia verek le tronc exsude une gomme, gomme du Sénégal, de couleur blanche , un adoucissant.

GRAINS DE Genièvre, Juniperus communis les graines sèches sont diurétiques, stomachiques.

GUIMAUVE en p.dr. , Althaea officinalis, la guimauve ou Mauve blanche les fleurs, les feuilles les racines sont émollientes, adoucissantes, expectorantes.

jALAP, Convolvulus jalapa, le liseron Jalap pousse au Mexique et Amérique du Sud. La racine est un violent purgatif.

jMPERATOIRE, Peucedanum ostruthium  ou Imperatoria ostruthium Les racines de l’Impératoire est excitante carminative.

jPECACUANHA .Cephalis ipecacuanha , la racine du Brésil est expectorante, antidysentérique, anti-hémorragique, vomitive, expectorante.

jUJUBE .Ziziphus jujuba le fruit est béchique , pectoral.

LICHEN d’jslande, Cetraria islandica , la »Mousse d’Islande » est pectorale, anti émétique, tonique, émoliente.

LICHEN de pixide, Scyphophorus pyxidatus le lichen en entonnoir est béchique.

Limaille de Fer, le fer en poudre est anti-anémique, et tonique, il se reconnaît à ses paillettes brillantes visibles à la loupe.

MAGNESIE blanche, sel de carbonate de magnésie, magnésie blanche ou anglaise est laxatif, anti-acide, anti-dyspepsique.

MANNE en larmes , Fraxinus ornus, ce frêne  fleurs  émet un suc laxatif, on parle de suc concret soit solidifié.

ORPIN D’OR . sel d’arsenic jaune  qui correspond au sulfure naturel d’arsenic le seul utilisé en médecine, il est fébrifuge.

pivoine, Paeonia officinalis, la racine de la Pivoine de la Pentecôte est émétique, purgative, au Moyen Age pendue au cou elle arrête les convulsions, épilepsie.

pOIVRE Blanc, piper nigrum la graine de poivre est stimulante, aphrodisiaque, rubéfiante.

POIX, Résine, la distillation des térébenthines donne une résine anti-rhumatismale, rubéfiante.

POLYPODE DE CHÊNE, Polypodium vulgare, le rhizome de cette fougère, la « réglisse des bois » est cholagogue, laxatif, expectorant. Le rhizome a un goût sucré.

pRUNEAUX. Prunus domestica, les moines bénedictins de l’abbaye de Clairac proche d’Agen, ont greffé un prunier de Damas dont les prunes séchées au soleil sont les pruneaux, ils sont laxatifs toniques.

QUINA jaune, Cinchona officinalis  il pousse en Amérique surtout au Pérou, l’écorce jaune est riche en alcaloïdes, donc en quinine, elle est tonique, fébrifuge

QUINA rouge, Cinchona succirubra il pousse en Amérique, son écorce rouge es moins riche en alcaloïde donc en quinine, elle est tonique et fébrifuge.

QUINA en p.dre. il s’agit d’un poudre obtenue  partir de différentes espèces de Quinquinas, apportant la substance principale la quinine, fébrifuge et tonique.

RACINE d’Arnica. Arnica montana, il correspond à Tabac, Plantain des Vosges, des montagnes, Herbe aux chutes, le rhizome séché  est tonique, fébrifuge, anti-ecchymotique, cette dernière propriété reste encore connue de nos jours.

RACINE de Naphte. Il faut prendre le terme de racine au sens de pédoncule portant les gouttes de bitume solidifié, sachant que le Naphte est un bitume venu d’Iran (Perse), il est vermifuge contre le ténia en friction sur le bas du ventre.

RAPONTIC. le « rha pontique » est la meilleure des racines de rhubarbe , Rheum rhaponticum, une rhubarbe venue d’Asie , tonique, laxatif, purgatif.

Rapure d’ivoire , ivoire brûlé à l’air libre donne une poudre aux multiples vertus.

REGLISSE Anisé. mélange de sucs extraits de la Réglisse, Glycyrrhiza glabra et de graines de Pimpinella anisum. Remède contre le rhume.

REGLISSE au Cachou. mélange de sucs de Réglisse, Glycyrrhiza glabra, et de suc de noix Cachou, noix du palmier Areca catechu. Tonique astringent, aromatisant.

REGLISSE en Bois. Rhizome de Glycyrrhiza glabra, de troisième année,  il est le « Bois doux », ou « Bois sucré »  , édulcorant aromatisant.

REGLISSE en p. dr. le Rhizome de Glycyrrhiza glabra est réduit en poudre , laxatif, le suc obtenu par évaporation sert à la fabrication de l’excipient des pilules, mélangé au Chiendent il donne l’ « Eau hospitalière ».

RESINE de Scammonée. Résine de scammonée  provient du liseron Convolvulus scammonia , c’est un purgatif drastique.

RHUBARBE. Rheum officinale , la rhubarbe de Chine, le pétiole épais charnu, de la feuille lobée en 7 lobes est comestible, la racine de couleur jaune est tonique, laxative et purgative.

ROMARIN. le Romarin présent dans tous les jardins du Moyen Age, Rosmarinus officinalis , il est l’« Encensier« ,   fleurs, feuilles participent à la fabrication de l' »Eau de la reine de Hongrie », un élixir de jeunesse, et l' »Eau de romarin de la marquise de Sévigné », le romarin est eupeptique, résolutif.

SAFRAN Oriental. les stigmates du Crocus sativus, sont utilisés comme stimulant, tonique, emménagogue.

Salsepareille. liane épineuse de Smilax officinalis, la racine dépurative, sudorifique, anti-rhumatismal.

SANTAL Rouge. le bois de Pterocarpus santalinus, (famille des fabacées) est anti-blennoragique, sudorifique. Il ne faut pas le confondre avec le Santal citrin, Santalum album (famile Santalacées) . 

Sassafras. il s’agit du Laurier des Iroquois, Sassafras officinarum la racine  et l’écorce sont sudorifique, carminatives. Souvent connu sous le nom de « Pavanne ».

SAVON Médical. il est l' »amygdalin« , , savon médical préparé avec de l ‘huile d’amande douce, et de soude, laxatif, diurétique, alcalin et fait partie des  fondants.

SEL de Tamarin. il est fabriqué à partir des cendres de Tamarindus indica  riches en carbonate de potassium. Il est diurétique et résolutif.

SEL d’Ammoniac.  Le Muriate est un chlorure d’ammonium, il est stimulant, diurétique, sudorifique, résolutif. L’acide muriatique ou esprit de sel est l’acide chlorhydrique qui agit avec la soude pour donner un sel.

SEL d’Epesum. le Sel d’Epsom ou sel de Sedlitz, est obtenu à partir des eaux minérales d’un village de Bohème et d’Angleterre Epsom. Le sulfate de magnésium est obtenu par traitement de la dolomie par l’acide sulfurique (vitriol) . Il est le purgatif le plus employé.

Sel d’Angleterre. Sel de carbonate d’ammonium, ce sel volatil est inspiré lors d’évanouissement , il est utilisé pour les maux de dents,  névralgies faciales.

SEL Végétal. C’est un tartrate neutre de potassium , il est diurétique, laxatif, et c’est fondant.

SEL DE ….il manque le sel de Seignette, composé double de tartrate de potassium et de sodium. Pierre Seignette 1660-1719, a découvert ce sel.

SEL. Il s’agit du sel marin, sel gemme ou sel de gabelle, du chlorure de sodium, apéritif, émétique, anti-helminthique, purgatif.

SEMEN CONTRA. signifie semences contre les vers, ce terme s’est généralisé pour indiquer une substance vermifuge. C’est un mélange de capitules d’Astéracées, des Armoises .  

SEMENCE de Carvi. Les fruits secs du Carum carvi ou Cumin des prés ou Carvi sont eupeptiques, carminatifs.

SENE palthe. Le Séné d’Alexandrie  est  les semences du Cassia acutifolia, il est laxatif. 

SENE Tripolis. Le Séné de TRipoli est le Séné d’Alep, ou d’Egypte du Sénégal, il est laxatif.

SERPENTAIRE de Virginie. La racine traçante de Aristolochia serpentaria  a une odeur camphrée, elle est sudorifique, fébrifuge, anti-spasmodique.

SIL Sèche. L’oignon de Scilla maritima est expectorant, diurétique. ON prépare avec le bulbe un vinaigre de Scille qui favorise l’évacuation des sécrétions bronchiques.

SIMAROUBA. l’écorce de la racine est anti-diarhéique, tonique, fébrifuge, émétique, purgative, diurétique.

SUC DE REGLISSE. le rhizome de Glycyrrhiza glabra, nommé « Bois sucré »ou « Bois doux » donne un jus de réglisse, le « sucre noir » qui participe à la fabrication de pâte et d’excipient.

SUCRE Candi. Saccharum officinarum, est à l’origine du sucre cristallisé.

TAMARIN du Levant. Le fruit de Tamarindus indica est une gousse surnommée « datte de l’Inde » dont on utilise la pulpe riche en acide tartrique, laxative.

TORMENTIL. le rhizome de Potentilla tormentilla est anti-diarrhéiquequi justifie son nom de tormentille, il est riche en tanins. Le tomentum est une douleur au ventre. La tormentille est l' »herbe de Sainte Catherine », l' »Herbe au diable« .

TURBITH Gommeuse. la racine du liseron de Ceylan Convolvulus turpethum est le turbith végétal, un violent purgatif; Le turbith chimique est le sulfate de mercure jaune il est anti-herpétique, pour un usage externe.

VALERIANE en Racine. Valeriana officinalis est l' »herbe aux chats« , l' »Herbe de Saint Georges », la racine est réduite en poudre est anti-spasmodique, anti-épileptique, vermifuge, fébrifuge, une mauvaise odeur s’en dégage, qui attire les chats.

VERTDEGRIS. le Vert-de-gris ou Vert de Montpellier,est un sel l’acétate basique de cuivre obtenu à Montpellier, il est cautique soigne la couperose.

VITRIOL Bleu. il est un sel de sulfate de cuivre  c’est un excellent vomitif. IL entre dans la composition de la liqueur de Villate, désinfectant instantané.

LA TISANERIE

Les plantes séchées sont rangées dans des tiroirs. Le nom est indiqué sur une plaque de porcelaine blanches clouées sur le tiroir.

AUNEE, La racine se conserve deux ans, elle dégage une odeur de violette. Elle rend les « entrailles saines ».

BUGLOSSE, la racine d’Anchusa officinalis cuite lutte contre les fièvres tierces.

ABSINTHE, les feuilles séchées d’Artemisia absinthium 

CIGUE , la racine et les feuilles de Conium maculatum sont contre les écrouelles.

DOUCEAM, la tige de Solanum dulcamara contre les dermatoses

SAPONAI , la racine de Saponaria officinalis est expectorante, dépurative

MELISSE , les feuilles de Melissa officinalis sont digestives, anti-spamodique

JUSQUIAME, Hyoscyamus niger 

MORELE, Solanum nigrum les semences luttent contre les lithiases.

PREPARATIONS VESICATOIRES  PAR LES PETITES SOEURS STE-MARTHE

La Cantharide officinale,  Cantharis vesicatoria est un petit coléoptère vivant sur les frênes, d’un vert métallique, en séchant elle dégage une odeur désagréable  due  la cantharidine. Cette substance est vésicatoire, elle a été utilisée pour des intoxications criminelles, voir abortive. Les insectes sont desséchés et broyés et incorporés souvent à de l’arsenic.

Les « yeux d’écrevisse », les écrevisses d’eau douce vivent , vivaient autrefois dans l’eau des rivières. Lors de la mutation elle rejette leur  carapace avec l ‘estomac , leur reconstitution se fait à partir de concrétions calcaires , discoïdes les gastrolithes présents dans l’estomac cardiaque très large (suivi d’un estomac pylorique), ces gastrolithes sont « les yeux d’écrevisse ».

Le sang de bouquetin, jusqu’au XIX° siècle , le sang de bouquetin approvisionne l ‘apothicairerie. Le bouquetin est pourchassé jusqu’à son retranchement, saigné vivant son sang est séché au soleil,  il peut être falsifié par du sang de chamois.

RECETTE DE SOEUR ST-MARTHE

1 once de poudre de vipère , soit 3 livres, 12 vipères sèches 5 livres, 1/2 livre d’yeux d’écrevisses , 1 livre de sang de bouquetin  et le baume du commandeur.

 

LE NID D’HIRONDELLES

Pour lutter contre l’esquinancie, il faut mettre un cataplasme de nid d’hirondelles. Le nid d’hirondelle est bien connu des touristes qui se rendent au Vietnam, en Malaisie, il fait partie de l’art culinaire  et médicinal. Le nid est construit avec un mucus mucilagineux qui lui donne l’aspect de nouilles blanches de riz. Le mucilage est une glycoprotéines riche en acides aminés qui stimulerait la respiration cellulaire. CE nid est à l’origine de graves allergies.

Galerie d’arbres

 

Carapace d’un dos de dinosaure, chez Acer buergerianum

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Peau de serpent , chez Acer rufinerve

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Soierie lie-de-vin chez Betula albo-sinensis

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Une chiffonnade chez Betula nigra

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Blancheur immaculée chez Betula costata

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Une manteau dépenaillé chez Chionanthus retusus

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Qui s’y frotte s’y pique chez Ceiba

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De la géométrie chez Populus simonii

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Un tressage losangique chez Juglans nigra

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Des arabesques chez Fagus sylvatica

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Tissu grossier chez Cercidiphyllum

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Tissu velours en pavés chez Diospyros kaki

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Le Noyer un bois précieux

Le Noyer un bois imparfait et homogène

Sous l’écorce le cambium actif est responsable de l’accroissement du tronc.

Dans le cas du noyer le diamètre des vaisseaux du bois ou fibres reste de même diamètre du printemps à la fin de l ‘été, visibles à l’œil nu au niveau de chaque cerne, le noyer est un bois homogène ou à grain fin. Les vaisseaux du bois repoussés vers le centre s’imprègnent de tanins de substances imputrescibles, les orifices se bouchent,ne conduisent plus la sève, cet ensemble est le bois de cœur ou duramen, se différenciant de l aubier dont les fibres restent flexibles et fonctionnels. Le bois de noyer imparfait avec aubier et duramen. Seul ce bois de coeur est utilisé pour la fabrication des meubles qui offre un beau poli. La couleur varie du gris-brun au rouge foncé selon composition du sol.

La ronce de Noyer et les ébénistes

Au niveau du collet, lors du passage de la racine au tronc, le cambium désorienté fait apparaître des cernes ondulés, tortueux dont les dessins sont un trésor pour les ébénistes pour le plaquage des armoires bressanes. La ronce de Noyer est retrouve sur le tableau de bord des voitures de luxe ou encore les crosses de fusil.

Le Noyer et les apothicaires

Le fruit à noyau est entouré d’une enveloppe épaisse coriace verte et salissante , noircissante quand le fruit tombe à terre, c’est le fameux brou de noix qui est une teinture pour les meubles et sert à fabriquer une liqueur vermifuge, mâché pour diminuer les maux de dents. Les noix fraîches de la St Jean sont mises dans l’eau de vie pour couper les coliques. Les feuilles luttent contre la jaunisse, les maladies de la peau.

Les cultivars du noyer commun

Juglans regia ‘Laciniata’ les feuilles sont profondément découpées Juglans regia ‘Pendulaport pleureur

Juglans regia ‘Monophylla’ La feuille est simple, sans folioles.

Juglans regia ‘Purpurea’ au feuillage rouge

Le jardin du Rosaire de Lyon

Le Jardin du Rosaire de Lyon

Une découverte intéressante à revoir au printemps

Ce jardin est crée au XIX° siècle entre 1857 et 1864 par la Commission de Fourvières comme « chemin de croix «  puis « chemin du Rosaire » Il rejoint le quartier du Vieux Lyon à la basilique de Fourvière et permet les processions en l’honneur de la Vierge Marie. Les stations du rosaire soit de la lecture du chapelet sont marquées sur le sol par des petites roses de bronze stylisées. Il est réaménagé en 1995 par M.-A.Boyer, Sylvie Maniaque et Odile Masquelier, tout en prenant de l’espace sur le jardin de la maison de Pauline Jaricot. Le sentier en lacetq est dans un ensemble végétal au feuillage persistant (buis, houx, fusain) et au feuillage décidu (marronnier, chêne, tilleul et érable). Le plus remarquable est la collection de rosiers, que l’on peut admirer à partir du printemps, l’hiver il subsiste les étiquettes et les branches épineuses des rosiers. Cet endroit de nature, de calme est exceptionnel pour découvrir Lyon et peu à peu la basilique.

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Avant l’arrivée du printemps une description des roses et leur histoire

« La rose … est une plante plus ancienne que l ‘histoire mais qui n’avait jamais paru aussi nouvelle et qui étaient l’objet d’un extraordinaire engouement. François Joyaux La rose une passion française

Les rosiers du groupe Noisette

Louis Noisette, (1772-1842), un célèbre pépiniériste parisien commercialise le Rosier noisette, Rosa x noisettiana Thory, qui est un hybride entre Rosa semperflorens et moschata obtenu en Amérique, sachant que des échanges se faisaient avec son frère Philippe installé en Caroline du sud. A partir de cette rose naîtront de nombreux cultivars. Ces rosiers sont presque inermes, robustes, aux longues branches graciles, les bouquets de fleurs sont odorants.

Noisette ‘Jaune Desprez1830, une rose crée par Jean Desprez, un passionné de roses de dahlias, de tulipes dans son village d’Yèbles en Seine et Marne. Ce rosier est un grimpant qui atteint 7 m, fleurit tout l’été offrant des fleurs jaune abricot exhalant un parfum mêlé de thé, ananas. Une une célébrité admirée par des célébrités dont Alphonse Karr, et par le hollandais Sisley-Vandaël l’achètant pour 3000 francs, elle prend le nom de « Mille écus ».

Noisette ‘Aimée Vibert’ 1828 ou encore ‘Bouquet de la mariée’ croisement entre ‘Champneys’s Pink Cluster’ et de ‘Rosa sempervirens pleno’ de Vibert. Les fleurs sont blanches, petites, en bouquets, le feuillage est semi-persistant. Vibert Jean-Pierre (1777 1866), son amitié avec Du Pont, jardinier de la Malmaison, l’incite à la culture des roses, dans son jardin à Chennevières-sur-Marne et en 1843 il quitte son commerce de quincaillerie pour créer une pépinière qui prend la succession de celle de Descemet. Les 600 créations uniquement de roses sont de véritables chefs-d’œuvre résultant de la combinaison de son savoir-faire à un travail scientifique. Cette variété est dédiée à sa fille.

Noisette ‘Duchesse d’Auertstaedt 1888 par Jean-Alexandre Bernaix ce dernier est un pépiniériste de renom (1831 1905). Apprenti à Villeurbanne chez le pépiniériste Poizat, en 1860 il crée son établissement où son habilité de greffeur le conduit à la création de roses reconnues dans le monde entier, qui conviennent aux tonnelles, aux pergolas. Il a dispensé son savoir, son art de la greffe dans des écoles cours Lafayette à Lyon.

La duchesse d’Auertstaedt est mariée au général français Charles Léopold Davout qui reçoit le titre de duc d’Auertstaedt en 1864 par Napoléon III

Noisette ‘Claire Jacquier‘ 1887 A.Bernaix les roses sont jaunes. C’est un grand grimpant et résistant.

Les Hybrides perpétuels font la transition entre les roses anciens et les roses modernes. Ils sont appréciés pour leur floraison jusqu ‘à l’automne.ils apparaissent dans la seconde partie du XIX° siècle, ils sont parfumés et forment des buissons hauts de 1 m à 1 m 50 .

Hybr.x R.multiflora ‘Neige d’Avril’ 1908 Robichon il est le plus précoce des rosiers lianes, il produit une avalanche de petites roses mi-doubles blanc pur il est sans épines. Un parfum léger. Il fait partie des rosiers pompons.

Hyb.x R. multiflora ‘Bleu Magenta’ 1911 Nonin, il fleurit à la fin de l’été, sur un feuillage vert sombre se détachent des roses pourpre soyeuses , Nonin pépiniériste de père en fils près de Paris. Le bleu magenta est fabriqué en 1858 il est appelé fuchsine ou roséine,ou violet rougeâtre (bataille de Magenta 1859) Couleur très recherchée innovante. Il n’est pas remontant. Ramure inerme.

Hybr. X centifolia muscosa ‘Eugenie Guinoisseau’ 1864 Guinoisseau ce pépiniériste en 1864, crée ce rosier vigoureux à fleurs doubles rouge violacé parfumées et remontant, Eugénie est une héroïne de Vaucluse

Hyb. Remontant ‘Souvenir d’Alphonse Lavallée 1884 Verdier il s’agit de Charles Verdier le fils de Victor, qui se spécialise dans les hybrides remontants. Avec lui la passion des roses devient française et non plus impériale et dépassant la passion des bourgeois parisiens

Hyb. X ‘R.Wichuraiana’ 1906 Barbier Origine Asie orientale, Japon Corée, il se confond avec Rosa luciae, c’est le Rosier de Wichura. Qui forme des fourrés le long des c^tes des falaises. Donne des fruit noirâtres globuleux. De 18 mm de diamètre.Les feuilles sont luisantes.

Hyb. De Thé ‘Aloha’ 1949 Boerner Hybride thé, fleur rose grande double, très parfumée très remontante,

Les Roses anglaises sont de la création des Austin, rosiéristes anglais, 1969 ces roses allient le parfum et la couleur. Elles fleurissent toute la saison

English roses ‘Abraham Darby’ 1985 Austin rose anglaise au parfum fruité, feuillage brillant, un grimpant élégant une couleur rose pêche

English roses ‘Evelyn’ 1991 Austin

Les Bourbons viennent de l île Bourbon, l’actuelle Réunion

Bourbon ‘Coupe d’Hébé’ 1840 Laffay fleurs roses tendres, feuillage vert sombre résistant au froid Hébé déesse grecque qui personnifie l’éternelle jeunesse, elle est la déesse des jeunes époux. Elle verse l’ambroisie aux dieux.

Bourbon ‘Mme Ernest Calvat’ 1888 Schwartz très remontant, il s’agit d’une mutation ‘Madame Isaac Pereire‘, il a les qualité d’un rosier moderne ;

Bourbon ‘Mme Lauriol de Barny 1868 Trouillard. Sa hauteur peut être de 2 mètres50 selon les conditions de la taille. Les pétales sont sculptés de volutes fleurs rose clair. Un parfum envoûtant. Bourbon ‘Mme Lauriol de Barny’ 1868 Victor Trouillard floraison parfumée tout au long des saisons.

Le Rosier de Portland est un hybride spontané entre Rosa x damascena et R. chinensis ‘Sempervirens’ découverte en 1800 par la duchesse de Portland en Italie, introduit en France en 1812. Ils sont vigoureux, et aiguillonnés. Ils sont plus ou moins remontants. Il y a 150 rosiers de Portland dont le ‘Comte de Chambord’ qui est issu de l’ hybridation de ‘Duchesse de Portland x ‘Baronne Prévost la floraison est continue à fleurs rose vif doubles aux pétales enroulés

Portland ‘Comte de Chambord‘ 1860 Moreau-Robert

Portland ‘Jacques Cartier’ 1868 Moreau-Robert fleurs rose vif doubles et à quartiers Il est très voisin de ‘Comte Chambord’ mais moins remontant, les fleurs plus parfaites montrant des quartiers, tet très odorantes, aspect voisin des pivoines, des folioles allongées et pointues.Il est magnifique résistant au froid, et aux maladies.

un botaniste avant l’heure

Jean-Jacques Rousseau plus qu’un Herboriste, un Botaniste rigoureux

A son époque la Botanique est encore regardée comme une partie de la médecine, pour J.J.Rousseau, la dénomination des plantes semble insuffisante comme leur connaissance. Pour s’opposer aux Herboristes ceux qui connaissent les simples et les vendent, il se nomme « botanophile »soit  une personne non scientifique qui s’intéresse aux plantes pour elles-mêmes.

……; »ces plantes avoient des noms vulgaires différents dans chaque canton, et ceux qui les indiquent pour leurs drogues ne leur donnoient que des noms connus tout au plus dans le lieu qu’ils habitoient et quand leurs récipés couroient dans d’autres pays , on ne sa voit plus de quelle plante il y étoit parlé « 

Chacun en substitoit une à sa fantaisie , sans autre soin que de lui donner le même nom.

Ces remarques sont encore d’actualité, les plantes médicinales ont souvent des noms vernaculaires dont il faut se méfier. Le choix d’une plante pour la tisane nécessite son nom latin et de plus

….le nom latin est le seul moyen de s’entendre avec les botanistes du monde entier …….ma plume se refuse de tracer ici les terribles accidents que causent tous les jours dans les grands villes surtout l’ignorance et la mauvaise foi des Herboristes ……Il s’insurge sur l’appellation Lamier blanc ou Ortie blanche, ….compter ainsi parmi les orties une plante qui n’y a pas le moindre rapport Le Mouron des bonnes femmes et celui des herboristes ne correspondent pas à la même plante, de même pour la coquelourde des jardiniers et de celle des herboristes de l‘argentine des fleuristes et celle des paysans . Ne pas confondre Nigella sativa et Nigella damascena Ne pas confondre Citrus grandis le vrai pamplemousse (un énorme fruit peu présent sur les marchés) et Citrus paradisis le Pomelo vendu sous le nom de pamplemousse. Ainsi chaque région a son arnica Arnica montana (le vrai), Inula montana , Anthyllis vulneraria

La dénomination ambigu d’une plante par ses noms vernaculaires disparaît avec la classification du savant suédois Carl von Linné (1707-1778)

Pour déterminer une plante, à cette époque il n’y a pas d’ouvrages botaniques pour le non spécialiste et il n‘y a pas de maître. Faute de moniteur il se constitue une véritable bibliothèque spécialisée. Il s’interroge sur cette absence de couleurs au niveau des dessins

….il faut apprendre empirement les noms de certaines plantes avant de vouloir les étudier méthodiquement il faut premièrement être herboriste et puis après devenir botaniste , si l’on peut;;;

L’ Herbier est un outil indispensable à Jean-Jacques Rousseau

« les herbiers sont des jardins vivants même l’hiver consultés à toute heure.. » Michel Adanson 1763

N’ayant pas réussi dans le dessin et la peinture il délaisse les pinceaux mais il trouve de l’intérêt à colorier les planches de botanique, il met de la couleur autour de ses planches d herbiers

Il accorde du temps et du soin à la conservation des plantes, et il démarre aussi un système d’échange avec des correspondants botanistes, ce qui est très prisé au XIX° siècle

…. Feuilles de beau carton fort et bien battu feuilles de papier bleu autant de rouge . Le tout destiné à placer et à coller des plantes … Le papier de couleur est fait pour ressortir les plantes à fleurs blanches sur un fond d’une autre couleur

Jean-Jacques Rousseau appelle « mémoratif » les plantes récoltées, déterminées, séchées dans un Herbier Il cherche à augmenter son herbier chaque fois qu il le peut, il en achète à des herboristes. Il n’a pas négligé les mousses et les lichens , il envisage des herbiers pour débutants . Il a conservé aussi les fruits et les graines

L’Herbier est toujours d’actualité,

il représente la mémoire des plantes,dans les herbiers nationaux il y a une planche d’herbier « type » présentant l’espèce de référence avec une description définissant cette espèce et assurant l’identification correcte d’autres exemplaires, si l’exemplaire présente des différences des recherches sont menées pour une nouvelle identification, et aussi la clef du futur, les plantes séchées se réhydratent facilement et délivrent leur contenu, leur patrimoine génétique, la flore des continents peut-être reconstitué et mettre en évidence une évolution de la flore jusqu’à nos jours

Si J.J.Rousseau a conservé les fruits et les graines , ce matériel végétal se retrouve aussi dans les herbiers nationaux

Herbier et contraintes actuelles

Faire un herbier actuellement exige des contrainte pour respecter la flore, interdiction de cueillette dans les parcs nationaux, dans les réserves biologiques, des plantes figurant sur les listes des plantes protégées données dans chaque préfecture L’herbier papier est remplacé par l’herbier photo.

J.J.Rousseau à la recherche d’une classification

Ou J.J.Rousseau devient le grand défenseur de Linné (1707-1778)

Carl von Linné , savant suédois publie Species plantarum où chaque plante est identifiée par une appellation binomiale, il rencontre en France de nombreux détracteurs, dont le botaniste Adanson. Il trouve dans cet ouvrage ce qu’il attendait, de l’ordre et de la rigueur dans le monde des plantes , et une dénomination universelle.

Jean-Jacques Rousseau en fait l’éloge dans son Dictionnaire d’usage en Botanique. Progressivement la botanique va s’imposer à côté des autres sciences

Officiellement le nom de l’espèce est suivi du nom de la personne qui l’a décrite ce nom est valable qu’à dater du jour où il a été publié, publication soumise au Code international de Nomenclature

La synonymie des plantes, La botanique et le latin

J.J.Rousseau lit le latin, notamment dans le Systema nature de Linné, et fait des annotations en latin

Pour lui sa référence est le Species plantarum de Linné .

J.J.Rousseau et les cultivars

..l’Homme a dénaturé beaucoup de choses pour les mieux convertir à son usage…..vous aurez beau planter des pépins de poires et de pommes des meilleures espèces , il n’en naîtra jamais que des sauvageons. Cependant il apprécie les parcs et jardins qui permettent l’observation des plantes venues d’ailleurs, cependant il a touché la notion de cultivar

Au temps de Carl von Linné et J.J.Rousseau les espèces étaient considérées comme immuables , avec un nombre invariable depuis la Genèse, aujourd’hui elles évoluent , de nouvelles apparaissent par le jeu des mutations naturelles, par les mécanismes de dérive génétique . Sans mutations pas d’espèces cultivées Les espèces cultivées sont le « fruit » des mutations que l’homme a sélectionnées pour usage domestique, alimentaire, esthétique …Ces mutations font la beauté des jardins de Camellias par des jardins de Rose…..

Nouvelle botanique, la classification phylogénétique

Avec Linné la classification s’appuie sur des caractères visibles que manifestent les plantes , on avait tendance à penser que des plantes partageant un même caractère sont de proche parent, mais ce même caractère indique une « convergence évolutive » soit une forme d’adaptation aux mêmes conditions environnementales

La dernière classification celle d’A.Cronquist qui est proche de celle de Linné, recherche des caractères qui minimisent les phénomènes de convergence , certaines espèces ont changé de famille Exemple de convergence : certaines Euphorbiacées ont le caractère de succulence comme certaines Cactacéees ou encore Astéracées

Actuellement l’étude des caractères externes des plantes , des caractères biochimiques ne sont plus le départ d’une classification . Les botanistes prennent une nouvelle voie, l’analyse de la séquence de la molécule d’ADN soit dans le noyau ou le chloroplaste . L’appréciation des différences des séquences d’ADN est possible grâce à l’outil informatique.

Ce qui permet de remonter à l’ancêtre commun, tous les individus descendant d’un même ancêtre sont regroupés en « clades » ou « lignées , des relation,s sont établies entre les différents clades pour construire un cladogramme

L’abandon des remarques pertinentes de J.J.Rousseau

En effet le platane est dans le même clade que le lotus tous les deux un grain de pollen à trois pores, ce qui les place dans les eucotylédones , ordre des Protéales et la famille des Platanacées et des Nelumbonacées et le lotus se trouve séparés du nénuphar !!!!!!quel aurait été l’ étonnement pour J.J.Rousseau

D’après la bibbliographie de J.J.Rousseau de Guy Ducourthial.

 

Joseph Dombey

DSCN0155 DaturaJoseph Dombey 1742-1794

Un explorateur passionné lors de son expédition au Pérou et au Chili

… “je serai le plus heureux des hommes d’habiter les belles montagnes où je me trouve.” écrit-il à Jussieu

Joseph Dombey issu d’une grande famille de Pont de Veyle (département de l’Ain) est né à Mâcon du mariage Marie Carra et de Jean-Philibert Dombey le 22 Février 1742. Il est le dixième enfant d’une famille de quatorze. Orphelin à quatorze ans, il est élevé par son oncle curé de Montagnieu en Dombes et chez sa tante Marie-Alexandrine Hoste, la veuve du chirurgien Jean Dombey.

Après des études chez les jésuites il entre à la célèbre faculté de Montpellier, où il est reçu docteur le 3 juillet 1767. Dombey passionné de botanique délaisse la profession de médecin. Il herborise dans les Pyrénées dont la flore est mal connue à cette époque, et dans les Alpes dauphinoises où il rencontre Jean-Jacques Rousseau. A partir de 1772, à Paris il se lie d’amitiés avec des naturalistes célèbres, Antoine-Laurent de Jussieu, Thouin, Bernard. Il continue ses explorations dans le midi de la France et le Jura.

En 1776 le ministre Turgot lui propose de poursuivre les découvertes botaniques du Père Feuillée au Pérou. Le Père Feuillée (1660-1732) a été le premier à explorer le Pérou et le Chili, sous l’ordre de Louis XIV, de 1708 à 1711. Il rapporte de cette mission un certain nombre de descriptions de plantes. Le 27 Août 1776, Joseph Dombey reçoit de Louis XVI le titre de Botaniste du Roy et accepte la mission pour le Pérou, colonie espagnole. Il se rend à Madrid pour demander au roi d’Espagne, Charles III l’autorisation de cette expédition, il est accueilli avec tous les honneurs mais il fait face à des oppositions. Pour le professeur du Jardin Royal de Madrid, Gomez Ortega cette mission revient aux espagnols et non aux français, par conséquent,elle sera conduite avec deux botanistes espagnols Hipolyto Ruiz et Joseph Pavon, deux dessinateurs, Joseph Brunette et Isidore Galvez et le gouvernement espagnol se chargera de répartir les plantes récoltées avec la France, et avec l ‘obligation de rester ensemble jusqu’à la fin de la mission.

Le départ a lieu le 5 novembre 1777 à bord d’El Péruano, un des meilleurs bâtiments de toute l’Espagne commandé par Cordova Ramos, un des meilleurs marins. La traversée dure quelques 5 mois, et le 9 avril 1778, El Péruano jette l’ancre à Callao.

Faisant abstraction aux querelles, J.Dombey se concentre sur les plantes découvertes que les indiens utilisent pour se soigner, aux croyances, aux pratiques médicales. Il n’oublie pas de mettre dans ses bagages … « des graines, des fruits pour semer en Europe … afin de rendre d’une main à ces braves indiens ce que leur prendrait de l’autre…»

L’étude de la Cannelle du Pérou est l’un des points importants de sa mission,elle n’est pas la Cannelle de Ceylan…« on ne pouvait espérer la porter par la culture au degré de perfection de celle qu’exploitent les hollandais… » IL s’agit d’une autre espèce : Ocotea quixos (Lam.) Kosterm ou en synonymie Laurus quixos Lam. et qui n’est pas Cinnamomum verum J.Presl., le cannelier de Ceylan. Toutes deux de la famille des Lauracées. Son écorce produit des bâtons au parfum de cannelle mêlé à celui de la vanille. Les espagnols l’apprécient en gastronomie, surtout en la mélangeant au chocolat chaud avec du poivre. A Quitto et Santa-Fé le calice , en terme d’apothicaire, flor de canela, ou le calice de la fleur est utilisé pour ses propriétés médicinales. Avant d’en informer le Docteur Joseph de Galvez, ministre des Indes, il prend le soin de se faire envoyer quelques feuilles de la Cannelle de Ceylan d’un herbier du Muséum de Paris et afin de faciliter la comparaison avec la Cannelle du Pérou,«…il est utile et intéressant de lever tous les doutes sur un objet de cette importance, afin que le gouvernement espagnol sache à quoi s’en tenir lorsque des particuliers voudroient faire quelques entreprises qui seroient coûteuses et inutiles à l’état…»

En allant de Lima à Huanucco, J.Dombey après la traversée des champs de Canne à sucre et de Café il découvre les forêts « …l‘impénétrabilité des forêts et le danger des tigres et des serpents, cependant nous le faisons avec plaisir pour voir la coca, la cascarilla, le cacao et tous arbres qui produisent des résines et des gommes ».

Le premier Quinquina, la cascarilla , l‘« arbre à fièvre » fut découvert dans la province de Loxa,et dès 1663, les jésuites utilisent l’écorce pour soigner la malaria. J.Dombey fait la découverte à Huanuco de nouvelles espèces de Quinquina , et s’en réjouit …« On commence à en apporter à lima et si l’ Europe le trouve aussi bon que celui de Loxa ce sera une richesse pour cette province et une nouvelle branche de commerce commence pour Lima… ». Il y a le rouge : Cinchona pubescent Vahl., le plus riche en quinine, celui qui est introduit à Ceylan par les anglais, le gris : Cinchona officinalis L. celui de Loxa, le moins riche en quinine et le jaune Cinchona calisaya Wedd. Comme à chaque fois Il fait part aussitôt de ces variétés au ministre des Indes, Mr. De Galvez.

Les lianes de Coca s’enroulent autour des grands arbres de Quina-quina…« c’est une plante faible qui s’entremêle aux autres plantes à peu près comme le Sarment… Les indiens la mâchent après l’avoir mêlée avec de la craie ou terre blanche qu ‘ils nomment Mambi. … Ils prétendent que le jus de la Coca les rend vigoureux … qu’elle raffermit les gencives et fortifie l’estomac…. ». Dombey se rend compte que cette Coca n’est pas l’espèce Erythroxylum havanense Jacq. mais une espèce du Pérou Erythroxylum coca Lam. … ». La meilleure est celle qui croît près de Cuzco, les indiens cultivent aussi la Coca, Dombey avait écrit un mémoire sur la Coca , afin de maîtriser sa culture en Europe car cette espèce se propage par graine et difficilement par bouture.

La petite graine de Quinoa ne le laisse pas indifférent « …d’après le père Feuillé “ il serait intéressant de le répandre en Europe. Les montagnes qui produisent le quinoa ont la température du printemps de Paris. Cette graine cultivée en France coûteroît moins cher que le riz. On ne saurait multiplier les choses utiles au bien de nos semblables… ».Les conquérants espagnols ne voient aucun avenir dans le quinoa qui n’est pas une céréale, qui doivent être lavé avant d’être utilisé et qu’en l ‘absence de gluten, la farine n’est pas panifiable. J.Dombey, prépare un envoi de graines en France, mais le succès de Chenopodium quinoa Willd. en Europe attendra le XX° siècle. Il avait remarqué la variété aux graines blanches et celle aux graines rouges, cette dernière en décoction prévient des ecchymoses. (Pour en savoir plus, Une graine sacrée, le quinoa de Didier Perreol éditions Jacques Marie Laffont)

Il découvre un arbre de 40 m de haut, le Balsa d’Amérique, Ochroma pyramidale (Cav.ex.Lam.) Urb., les indiens en font des canots légers pour traverser les fleuves. Le fruit, une capsule libère des graines pourvues d’une multitude de poils élastiques et fins utilisés à Cuchero pour fabriquer des oreillers, des matelas.

Le Cèdre de Guayaquil,J.Dombey projette un avenir dans la confection des meubles et la construction navale sur cet arbre, à la silhouette étalée, au feuillage finement découpé, apportant à lui seul un décor dans un grand parc comme à Lima, il s’agit de Cedrala odorata de la famille des Méliacées, avec un bois rouge acajou et parfumé.

A Pampa-Hermosa, J.Dombey est curieux de trouver cet arbre appelé “Chibou” qui donne aux indiens un morceau de gomme élastique, c’est le Gommier blanc, Dacryodes excella Vahl., d’une incision du tronc s’écoule une gomme blanche, inflammable, parfumée, utilisée comme cicatrisant. Le tronc sert à faire de grandes pirogues.

Il ne retrouve pas le Thé de Lima qui est une Capraire, Capraria biflora L., ou Capraria lanceolata Vahl., utilisé du temps du père Feuillée. Ce thé est médicinale aux propriétés anti-diarrhéiques, et analgésiques. Ce thé est remplacé par le maté du Paraguay, qui est un houx, Ilex paraguariensis , mis à la mode à Lima par les jésuites, qui tirent un certain profit de la vente et de la culture. Les feuilles de maté sont torréfiées, pulvérisées et infusées dans l’eau chaude, et cette boisson est stimulante, tonique, diurétique, contient de la caféine et théobromine. J.Dombey recherche un succédané dans la flore locale, il suggère le “Manglillo, un arbuste qui est abondant à Lima, à l’aspect d’un laurier cerise donnant de petits fruits ronds. Ces compagnons de voyage H.Ruiz et J.Pavon lui dédient le genre mais J.Dombey préfère une dédicace à Duhamel du Monceau sous le nom Duhamelia manglillo, le nom légitime est actuellement Myrsine manglilla (Dombey ex.Lam.) R.Br. de la famille des Primulacées.

La plante apéritive et purgative est Gratiola peruviana L.de la Famille des Plantaginacées.

Autour des arbres s’enlace le Figuiers étrangleur, Figus insipida Willd., le «Mata-palos » qui exsude une résine qui soigne les hernies et qui est vermifuge.

De Tama à Huara-huasi les indiens soignent leurs fractures avec des cataplasmes de“Vira-Vira” un Gnaphalium cheiranthifolium Bertero ex Lam., qui exhale un parfum de noix de muscade, cette plante est riche en huiles essentielles. Mais J.Dombey met en garde contre l’emploi de ces plantes riches en huiles essentielles “…une trop grande confiance dans leur efficacité… elles n’ont un bon effet que lorsque la maladie est légère alors la nature fait tout et le peuple partout ignorant crie au miracle. J’ai vu de très mauvais effets de l’application et de la décoction de toutes ces plantes dans les cas graves.”

Près de Lima l’“Hierba santa” du Pérou qui figure sur les timbres correspondant à Cestum auriculatum L’Hér.,de la famille des Solanacées est considérée comme pectorale diurétique et combat le mal vénérien. Elle est une plante médicinale anti-inflammatoire et analgésique.

A Huara sur un désert de sable, les petites montagnes au bord de la mer sont couvertes d’une plante plus urticante que l ‘ortie d’Europe, l’l’Hierva de la santiasima Trinidad” Loosa urens , qui correspond à Otholobium pubescens (Poir.) J.W.Grimes , plante des légumineuses qui soigne le diabète, les angines,

Il découvre une Solanacée envahissante et toxique, Solanum maritianum Scop. surnommé “Morelle laineuse” ou “Tabac marron” ses feuilles ressemblent à celles du tabac, une laine végétale de la couleur de la toison des lamas, issu d’un cierge épineux, Lasiocereus fulvus F.Ritter, l’”Saya-saya,” qui est Erigeron bonariensis L. (Devenue en Europe plante invasive!!!)

J.Dombey est très sensible aux plantes décoratives , comme cet arbrisseau “le Floripondio” aux fleurs en clochettes suspendues à l ‘extrémité des rameaux, très cultivé en Europe le Brugmansia arborea (L.) Steud.ou en synonymie Datura arborea L. Il fait connaître aux européens La verveine à odeur de citron , Aloysia citriodora Palau ou Verbena triphylla L’Hér. dont les feuilles sont utilisées en tisane, les Alstroemères Bomarea salsilla (L.) Mirb. ou Alstroemeria salsilla L….et bien d’autres

En 1781, J.Dombey arrive au Chili, pourtant atteint du scorbut «…je vous fais part de mon heureuse arrivée au Chili….je suis dans le pays des Myrtes, des Lauriers » Il doit vaincre aussi la peur du moment des tremblements de terre, il reprend les déterminations du Père Feuillée, dont le «Macqui», le «Panke», le «Lithi», le «Boldo»

Le “Macqui” «…cet arbrisseau produit un fruit acide dont on fait un vin qui étant administré dans les fièvres malignes fait un excellent effet. Il m’a beaucoup servi dans la peste du Chili » . La peste fait 14000 morts dans la ville de Conception. J.Dombey en tant que médecin soigne les personnes atteintes, il utilise cette boisson obtenue à partir des fruits de l’Aristotelia macqui L’Hér., ou l’Aristotelia chilensis (Molina) Stuntz, Dombey obtint de nombreuses guérisons de la peste et le maire de Conception voulut le garder et lui offrir en mariage une jeune fille fort belle et fort riche. Mais il refusa afin de poursuivre sa mission …« la douce satisfaction d’ être payé de ses soins par les larmes des pauvres qui le comblaient de leurs bénédictions..; » Accepter lui aurait permis de sauver son travail, d’envoyer en Europe les plantes, les graines. Il n’aurait pas été témoin en France de la terreur et de sa barbarie. Actuellement les fruits du Macqui, sont des baies astringentes, aux propriétés anti-oxydantes, ils sont les « raisins chiliens » qui ont du succès, ils participent au brassage de la chicha.

Il fait connaissance avec le Boldo, Peumus boldo Molina si les feuilles à l’arôme boisé sont utilisées à des fins culinaires, elles ont des propriétés médicinales qui stimulent la vésicule biliaire.

Le «Lithi», dont les marins du père Feuillée furent victime de sévères dermites, est retrouvé et c’est Lithraea caustica (Molina) Hook. & Arn. famille des Anacardiacées, offre un magnifique et large feuillage, avec une interdiction de dormir dessous, des branches donnant un bon charbon et des bonnes courbes pour les vaisseaux. A côté pousse le « Maiten» dont la sève est un contre-poison de celle du Lithi. Il s’agit du Maytenus boaria Molina. Famille des Célastracées, J.Dombey en a pris connaissance à partir de leurs fruits et il dut attendre le retour du printemps pour assurer la détermination Sur les collines et plaines de Coquimbo à Aranco exposées au soleil J. Dombey avait reconnu une Euphorbiacée déclenchant des dermites bulleuses, le « Mancenillier », Hippomane mancinella L.

Le “Coquil-baquil” signalé par le Père Feuillé est déterminé par l’équipe, il est une plante grimpante dont les fruits sont comestibles et les branches souples sont utilisées pour faire des liens, ne sera pas dédié à Thouin,son ami et maître du jardin du Roi et se nommera Lardizabala biternata Ruiz & Pav., afin de suivre les consignes du grand maïtre Linné “ de ne dédier les plantes qu’aux botanistes qui s’en sont rendus dignes par leurs travaux et leur savoir …Volkamaria verticillata Ruiz & Pav. devient selon ce principe Rhaphithamnus spinosus (Juss. ) Moldenke de la Famille des Verbénacées, un bel arbuste … propre à faire de belles haies.

Une plante fort utile “le Quillay”, Il trouve la plante qui dégresse la laine grâce à sa saponine, Quillaja saponaria Molina.

De Saint Jacques à Coquimbo J.Dombey découvre un arbre produisant une résine aussi excellente que celle d’Arabie et il envoie de la résine, il s’agit vraisemblablement de Myroxylon balsamum (L.)Harms de la famille des Fabacées, résine qui entre dans la composition du baume du Pérou.

J.Dombey reçoit tous les honneurs du roi d’Espagne Charles III, quand il découvre et lui fait connaître le Pin d’Araucanie, poussant au Chili, un fût droit, un bois solide, il participe à la construction du mât du Saint Pierre d’Alcantara au chantier de Talcahuano. Ce pin a porté de nombreux noms, le légitime en date Aruncaria araucana (Molina)K.Koch synonymie Aruncaria imbricaria Pav.

Le 8 février 1784 J.Dombey est atteint du “Bicho” , “la maladie des vallées”, la maladie d’un grand nombre d’indiens et d’espagnols qui accusent les fruits du Physalis pubescent et d’un piment Solanum lycopersicum mélangés aux aliments, qui cependant ravagent les intestins. En fait il démontre qu’il s’agit d’une maladie parasitaire due à une araignée qui s’enfonce sous la peau.

J.Dombey est à la recherche de ces arbres qui produisent du caoutchouc, il trouvera un Hévéa Hevea brasiliensis seulement il cueillera un échantillon d’un arbre femelle.

1789 retour en France, J.Dombey malade rompt son contrat de rester jusqu’à la fin de la mission avec Ruiz et Pavon, ces derniers continuront les quatre années restantes.

1794, Surpris par la Révolution, il s’embarque pour l’Amérique, mais il sera attaqué par des corsaires et emprisonné sur lîle de Montserrat où il décède en 1794

D’après sa correspondance relatée dans

Joseph Dombey , médecin, naturaliste, archéologue explorateur du Pérou et du Chili

sa vie et son œuvre, sa correspondance par le docteur E-T. Lamy

Publié sous les auspices de l’Association française pour l’avancement des sciences et_è de M.Le Duc de Lobat

1798 publication de cette flore dans la Flora Peruviana et Chilensis de Ruiz et Pavon en 1798

Biblio : les arbres voyageurs d’Andrée Corvol

Joseph Dombey , une vie pleine de cactus éd.Fayard 1999

Ci -joint les parts d herbier de J.Dombey au Jardin Botanique de Lyon Parc de la Tête d’Or.