Welwitschia de Namibie

Welwitschia mirabilis

Une escapade en Namibie a permis de découvrir cette extraordinaire plante par une de mes amies. Le guide naturaliste et protecteur de la nature essaye de faire admirer cette plante, peu spectaculaire pour le commun des mortels, mais exceptionnelle pour les botanistes.

Il s’agit d’un arbre endémique des déserts du sud-ouest de Namibie et sud de l’Angola, sur la cote atlantique, une espèce panchronique dont le genre existe à l’état fossile, il fait partie des gymnospermes (Cycas, Genévrier, If…). Sa longévité peut atteindre plusieurs siècles.

Il est adapté a vivre dans des conditions de sécheresse et chaleur extrêmes (65°c).

Il se présente avec un tronc court ( pas plus de 10 cm) très large de 4 m, enchâssé dans le sable avec une racine pivotante épaisse pour résister aux vents violents. De ce tronc trapu et court émergent deux feuilles opposées longues atteignant 9 mètres, larges 2 mètres , aux nervures parallèles, ressemblant à de grandes lanières déchirées par le vent de sable se desséchant à l’extrémité et surtout persistent autant que l’arbre, voir 100 ans , 600 ans.

Les faces supérieure et inférieure des feuilles ont un nombre astronomique de stomates. L’eau de la brume du matin est absorbée par les stomates au nombre astronomique aussi bien placés sur la face inférieure que supérieure, et s’ouvrant le matin

Dans la dépression du sommet de l’arbre apparaissent soit des cônes mâles ou des cônes femelles, c’est une dioïque, ils sont nectarifères. Les ovules nues aussi comme chez les Conifères. Pour germer les graines attendent plusieurs années un peu d’humidité.

La photosynthèse est le mécanisme des plantes crassulacées (CMA).

Place de la Bourse et ses Magnolias

Place la Bourse Lyon et ses Magnolias

A la fin du mois de Mars, la Place de la Bourse célèbre le printemps avec sa double rangée de Magnolias.

En hauteur un buisson rose teinté de pourpre se couvre de multiples fleurs en forme de tulipe du Magnolia de Soulange , Magnolia x soulangeana, c’est un hybride.

Plus bas,rayonnent les nombreuses étoiles d’un blanc maculé, du Magnolia étoilé, Magnolia stellata.

La floraison terminée le feuillage réapparaît pour le bonheur des moineaux. .

Lyon La Condition des Soies

La Condition des Soies

Le 7 rue Saint Polycarpe , centre social, bibliothèque était L condition des soies , un bâtiment construit pour contrôler l’humidité des lots de soie, les fils de soie sont riches en humidité pour ne pas fausser le prix de la soie, si l humidité dépasse 15 % la soie et asséchée dans une cuve de dessiccation et la ramener à son poids idéal. La Condition des soies est un organisme privé qui devient public sous Napoléon le 5 avril 1805 gérée par la chambre de commerce, elle fonctionne jusqu’en 1840.

Un hommage à Pasteur est rendu au-dessus de la porte, Pasteur découvre la cause de deux maladies des vers à soie : pébrine et la flacherie. Pasteur enraye la pébrine, maladie bactérienne, mais pour  la flacherie, maladie due à une ingestion de feuilles de mûrier infectées, les ouvrières se servaient du microscope livré par Pasteur,   pour éliminer les larves malades.  (consulter encyclopédie de Diderot et d’Alembert) .

Voyage aux origines du vin nu

Skin Contact, Voyage aux origines du vin nu d’Alice Feiring  mars 2017

Excellent livre relatant l histoire fabuleuse du vin de Géorgie, aux racines millénaires, produit dans de grandes jarres , les qvevris.  C’est le conte d’un vin et de la plus ancienne culture. Les vignerons produisent un vin sans roundup, un vrai vin bio, sans chaptalisation. La tradition est suivie à la lettre.

Le soin de la vigne se fait avec une teinture de feuilles de noix, bien meilleure que le purin d’ortie. En Géorgie le noyer est un remède puissant et fiable.

Un complément à l’émission d’Arte “vignes et les hommes”.

Phylloxéra et vignes de l’Ain

Il se nomme Phylloxera vastatrix ou selon la nomenclature moderne Dactylosphaera vitifolii. Il est le pou ténébrant  (insecte qui perfore)La maladie porte le même nom.

Cet insecte, semblable à un petit moucheron, sournoisement il met trois ans à entraîner la mort du cep après un dessèchement des feuilles. Il est originaire d’Amérique et arrive en France vers 1863. Le phylloxéra arrive pour la première fois dans les vignes de Montfleur en 1879.

Le Phylloxéra attaque les racines

A la fin de l’été un accouplement rapide a lieu entre un insecte mâle et un insecte femelle, la femelle dépose un seul œuf , l’œuf d’hiver dans une des souches dans l’écorce. A partir de cet œuf, se succèdent de nombreuses générations issues d’ insectes femelles aptères (sans ailes) qui produisent des œufs sans l’intervention du mâle, par parthénogenèse.   Les racines réagissent en développant des nodosités, elles sont de plus en plus  bosselées. Les larves  après une hibernation subissent des mues, les nymphes donnent des femelles aptères, munies d’un rostre piqueur-suceur, afin d’aspirer  la sève nouvellement formée dans les jeunes racines au printemps. Un manque de sève assèche la vigne lentement sur quelques trois années, donc 3 saisons.

Le Phylloxéra  attaque des feuilles

Au mois d’août,  certaines larves évoluent en  nymphes puis en  insectes ailés qui quittent le monde souterrain des racines et au gré du vent colonisent d’autres ceps,  voir sur d’autres terroirs sur plus de quelques 15 km. Ces insectes ailés femelles se posent sur les feuilles et pondent dans le duvet des nervures, u petit nombre d’œufs. En réaction, les feuilles de vigne se couvrent de galles protégeant les œufs et les larves. Plusieurs générations se succèdent, la dernière est sexuée, un insecte mâle et un insecte femelle s’accouple, la femelle pond un seul œuf, dans la souche et meurt à côté , c’est l’œuf d’hiver qui au printemps, au retour de la chaleur se développe pour la première génération asexuée dans le monde souterrain.

 “….tandis que l’invasion et la destruction ont marché chez nos voisins de l’Ain, avec une rapidité terrifiante , la marche du désastreux insecte ne paraît s’accomplir chez nous qu’avec une heureuse lenteur. …l ‘abandon du vignoble tient au phylloxéra , aux maladies cryptogamiques …(mildiou, black-rot, oïdium … et au contexte économique difficile….” Sylvaine boulanger. Le vignoble du Jura, Presses universitaires.

On doit la découverte du Phylloxéra à Jules-Emile Planchon dans son rapport à l’Académie des Sciences  …”si un remède prompt et énergique n’est pas trouvé avant 10 ans la Provence n’aura plus une seule vigne …”l’entomologiste Lichenstein met en évidence les larves qui attaquent les racines, Léopold Laliman propriétaire bordelais découvre l’immunité acquise des cépages américains.  J.-E.Planchon après un séjour aux Etats-Unis  conseille vivement le greffage des cépages sur des plants américains. (Les vignes américaines, leur culture, leur résistance au phylloxéra  1875 Société Centrale d’Agriculture de l’Hérault) .  C’est alors que s’opposent les sulfateurs, vignerons qui injectent du sulfure de carbone au pied des ceps au moyen de pals métalliques aux américanistes, vignerons qui greffent sur des pieds américains leur cépage.

www.vignevin-sudouest.com, www.dico-du-vin.com,    www.ephytia.inra.fr, www. Le Phylloxéra et les maladies de la vignes : la lutte victorienne des savants Roger Pouget 2015.

 

 

 

De Poncin à Mérignat leurs maisons de vigneron

L’habitat typique du vignoble est la Maison à cellier, originaire du midi (Le Vignoble du Jura du sud par S. Boulanger ). Il reste quelques exemplaires, comme à Mérignat. Par endroit tonneau, pressoir à vis verticale.

       

L’habitation est à l’étage et l’exploitation au rez-de-chaussée.

La particularité est l’escalier extérieur, en pierre, a une volée. il donne accès à un petit balcon où s’ouvre la porte d’entrée de l ‘habitation. Le balcon est soutenu par un mur en pierre, il est protégé des intempéries par le auvent, un prolongement du toit, qui s’appuie sur des poutres en triangle. Il manque la rampe en fer forgé ou pleine.Un grenier est  sous le toit et s’ouvre à l’extérieur par petite fenêtre fait fonction de grange.

Au-dessous du balcon s’ouvre le cellier par une porte voûtée, où se fabrique le vin, avec la présence des cuves et d’un pressoir. Plus loin, vers le départ de l’escalier , une deuxième porte conduit à la cave, lieu où est stocké le vin, et lieu de rangement des outils de la vigne, l’aération se fait par une lucarne.

Au-dessus de l’habitation, souvent un grenier pour stocker le foin, parfois reste avec la poulie pour monter le foin.

        

Ces maisons en pierre, solides ont été rendu confortables, agrandissement des fenêtres, grenier transformé en chambre mansardée, fenêtres agrandies, ouverture du cellier en porte vitrée…..

      

La roche calcaire est toujours présence avec son caractère massif, son débit en plaques autour des jardins, des prés.

         

Les vignes sont en îlots, adossées au flanc calco-marneux entre une végétation qui a repris ses droits.

Les feuilles mortes révèlent les deux cépages, le POULSARD ou PLOUSARD aux feuilles découpées en lobes séparés par des sinus  profonds et un sinus pétiolaire  ouvert en U, le GAMAY aux feuilles orbiculaires à 5 lobes et un sinus pétiolaire en V. !!!!en espérant une bonne détermination. Le poulsard a le même patrimoine génétique que la rèze;  (www.lescepages.free.fr )

 

De Poncin à Cerdon

Les vignobles allient le sous-sol, le climat, le sol, la botanique, les insectes, les champignons,les bactéries, et le travail de l’ homme.

De Poncin à Cerdon les vignes sont installées sur le faisceau lédonien jurassien, un ensemble de terrains plissés et fracturés appartenant au Jura méridional.

Les maisons de vigneron, les chapelles celle de La Cueille, de Leymia, construites en pierre de taille rappelle cette mer profonde qui recouvrait la région au jurassique (soit l’ère secondaire, époque des dinosaures) de 205 millions d’années à 130 (150 MA)millions d’années, sous un climat tropical. Dans cette mer profonde, calme s’est déposées des mètres de calcaire sublithographique voir lithographique.

La mer se retire, laissant l’érosion faire les attaques de dissolution de la roche calcaire et ne laissant aucune trace du crétacé, soit la fin du secondaire, qui se détecte sur les collines de Ménestruel.

Le massif calcaire du Cerdon est karstique, l’eau souterraine dissout la roche et crée un réseau de grottes, Les eaux se rassemblent pour donner naissance au Veyron, il entaille transversalement les roches calcaires pour arriver dans la plaine de Leymiat et il se jette dans l’Ain au lieu dit « la Queue du Veyron ».

Le paysage révèle la suite des événements, les couches sont surélevées, plissées accompagnées de nombreuses failles de direction NNE-SSW, au moment de la surrection des Alpes, débutant il y a quelques 130 MA d’années.

Rocher de St Alban culmine à 562 m. il domine le Veyron, Le mont Carmier Cerdon, les Balmettes à Leymiat

La région subit un refroidissement comme en témoignent les dépôts fluvio-glaciaires qui contrastent avec les roches massives calcaires, ce sont les restes du glacier alpin, dont les langues glaciaires se terminent sur Hautecourt, Cize, lors de la glaciation du Riss il y a de -300 000 à – 120 000 ans.

Les eaux de fonte entraînant des blocs ont été déposées dans le lit duVeyron et de l ‘Ain ou des combes comme celle du combet Fanjot, et se sont étalées dans les plaine de Champeillon, de Leymiat, de Poncin, ou accumulées en balmettes les Balmettes de Leymiat.Ce sont des conglomérats solidifiés dans une gangue utilisés pour l’installation du château de la Cueille, de Poncin,ou actuellement des maisons de Leymiat.

Le massif calcaire est colonisé par une chênaie-charmaie puis des vignes. Les conglomérats ont facilités l ‘installation de château, villages.

La Cueille Chênaie-charmaie

Chênaie-charmaie à chêne pubescent sur le sentier de La Cueille

Cette Chênaie se dévoile juste après la plantation de Pin noir d’Autriche, Pinus nigra.

Le sentier : Les Roches part du château de la Cueille et longe la crête passant d’une altitude de 342 m à 571 m. dominant la rivière d’Ain.

Les gorges de la rivière sont creusées dans le calcaire jurassique (Oxfordien) : un calcaire sub-lithographique, avec quelques bancs de calcaire marneux déposé dans une mer profonde et chaude, il y a quelques de -225 MA à -130 MA. La mer se retire, il y a quelques -65 millions d’années et les dépôts calcaires épais subissent l’érosion, et vers – 54 millions d’années, pendant le tertiaire, le soulèvement des Alpes plisse et fracture ces strates de calcaires, c’est la naissance du Jura. Ce Jura méridional surplombe l’effondrement de la Bresse.

Sur ce calcaire massif, mise en évidence par le soulèvement des Alpes, s’installe une végétation xérothermophile, une végétation à tendance méditerranéenne très typique.

Les pentes en direction de la rive gauche de la rivière d’ Ain, de 350m à 250 m sont colonisées par le Buis toujours vert, Buxus sempervirens L., accompagné du Charme Carpinus betulus L., et du Chêne pubescent, Quercus pubescens Willd. Ce dernier caractérise les stations chaudes les terrains calcaires. Il est xérothermophile. Souvent il est remplacé par une plantation de vignes. Les feuilles ont une face inférieure aux poils mous de même les jeunes rameaux, les lobes sont ondulés il est adapté à la sécheresse, et supporte le gel, son feuillage est marcescent, il persiste l ‘hiver. Le Laser siler ou Sermontain, Laserpitium siler L.forme des bordures, plante xérophile, indicatrice du sol calcaire, apparaît à partir de 500 m, et Centaurée, Centaurea jacea L., la Sarriette à feuilles de menthe ,Calamintha menthifolia Host. L’atteinte des Buis par la pyrale, réduits à des squelettes (papillon chinois) permet de contempler la rivière, le barrage de l’Allement.

Le Chêne sessile, Quercus sessiliflora, avec le Charme, Carpinus betulus représente la strate arborescente, accompagnée d’un cortège d’arbustes thermophiles et aimant les terrains calcaires : Genévrier Juniperus communis, Viorne lantane, ou V.mancienne, Viburnum lantana L., Prunier de Sainte-Lucie, ou Bois de Ste Lucie, Prunus mahaleb, Coronille émérus, Hippocrepis emerus (L.) Lassen, Cornouiller sanguin Cornus sanguinea,au feuillage rouge cuivré lors d’une arrière saison chaude, Troène commun, Ligustrum vulgare L. , Alisier blanc, Sorbus aria (L.) Crantz, indicateur de sécheresse, Poirier sauvage, Pyrus pyraster Burgsd., Sorbier des oiseleurs, Sorbus aucuparia L., Clématite blanche, Clematis vitalba L., Noisetier, Corylus avellana L., Érable commun, Acer campestre, Érable à feuilles d’obier, Acer opalus Mill., indiquant une altitude de 500 m, Camérisier ou Chèvrefeuille des haies, Lonicera xylosteum L., Aigremoine eupatoire, Agrimonia eupatoria L.,Daphne lauréole, Laurier des bois, Daphne laureola L., espèce sub-méditerranénne, des bouquets de fougères thermophiles, Polystic à dents sétacées, Polystichum setiferum (Forssk.) Woyn., , Solidage verge d’or, Solidago virgaurea L. qui caractérise un boisement calcicole pauvre en calcaire actif, voir présence dans les chênaies acidophiles. .

 

 

 

 La présence de marne et calcaire marneux sur un milieu humide se manifeste par la présence de Succise des prés, Succisa pratensis Moench, la Molinie, Molinia arundinacea Schrank, Garance voyageuse, Rubia peregrina L., Nerprun purgatif , Rhamnus cathartica L., Peuplier tremble, Populus tremula L.

Cette Chênaie-Charmaie à Chêne pubescent sans valeur économique est reboisée en Pin noir, ou cultivée en vigne si l’exposition est bonne. Ce qui se passe à La Cueille.

Le Château de La Cueille appartenait à un grand domaine, appelé le « Clos du château », entouré d ‘un mur en pierre de taille, et l’accès se faisait par deux portails en fer forgé. 100 hectares de vignobles s’étendaient sur une pente à 60%, sur un calcaire sub-lithographique. En 1870 le vignoble fut atteint du phylloxéra. Les ceps malades furent détruits et replantés par des Pins noirs, Pins noirs d’Autriche. En 2012, le propriétaire du château vend 5 hectares du « clos du château à un viticulteur, Pierre Boitex. Les pins noirs sont extraits du terrain et la vigne plantée (Le Progrès 20 mars 2015).

Les étangs et son cortège floristique

Les étangs de la Dombes et leur cortège floristique

Une impression de nature intacte

Une nature façonnée par l ‘homme

il y 20 000ans en se retirant les glaciers alpins laissent un relief de creux et de bosses en laissant des moraines et des cailloutis glaciaires. Pendant le réchauffement le vent apporte un limon calcaire très fin, le loess, et puis le climat devient humide, la pluie lessive et décalcifie le loess qui se transforme en lehm, une terre argileuse, blanche, un véritable béton. Dans les multiples dépressions devenues marécageuses, les leschères poussent des herbes coupantes, les carex ou laîches appelés en Dombes « Cariots » du latin cariosus signifiant pourri. De ces leschères font naître les 1000 étangs. En 1930 Marguerite d’Oingt épouse d’Humbert V de Beaujeu, fondatrice de la Chartreuse de Polleins sur l’actuelle commune de Mionnay fait évoluer les leschères en étangs pour élever du poisson tout en respectant les règles d’abstinence de l’église. Ils sont alimentés par l’eau de pluie , ils sont en communication les uns avec les autres, la profondeur ne dépasse pas le mètre 50.

Le travail de ces étangs considérés comme des terres cultivées se résume par deux mots évolage et assec . Pendant deux ans, la terre est « cultivée en eau et semée de poissons » c’est l’ évolage. Après la pêche pendant une année la terre est mise en culture avoine, ou laissée aux herbes sauvages, c’est l‘assec. L’ évolage peut durer plus longtemps au détriment de l’assec, mais ce dernier est indispensable pour la désinfecter sous le soleil.

Les étangs issus des leschères se reconnaissent à leur contour

Une flore au rythme de l’évolage et de l’assec.

Sur l’eau et dans l’eau pendant l’ évolage les hydrophytes

Ce sont des plantes qui ne peuvent se passer d’eau, bien qu’appartement à des familles différentes elles partagent les mêmes caractéristiques, des convergences de formes.

Hors de l’eau, l’appareil végétatif devient flasque, car le parenchyme n’a pas de tissu de soutien et possède de nombreuses lacunes aérifères où s’accumulent l’oxygène de la photosynthèse ou le dioxyde de carbone, le tissu conducteur est réduit, le système racinaire inexistant, les feuilles laciniées assurent la flottaison, les fleurs sont protégées par une spathe, un étui étanche qui s’ouvre hors de l’eau. Elle pratiquent la multiplication végétative, soit un bourgeon terminal, l ‘hibernacle se gorge de réserve , s’alourdit et tombe dans la vase et attend les meilleures conditions de vie pour se développer, soit un rhizome riche en substances nutritives.

Sur l’eau les feuilles sont vernissées, ont une forme arrondies pour prendre contact avec l ‘eau, une face supérieure vernissée. Les stomates sont localisés à la face inférieure. La floraison est hors de l’eau.

Sur les grèves, dans l’étang en assec sont adaptés les Hélophytes. Le cycle de végétation est très court, les fruits et les rhizomes font des séjour très long dans la vase, l’asséchement les réveillent. Ils sont le témoin d’une culture originale. C’est le cortège de la « fleur de béton ».

L’étang est ceinturé par des hélophytes, qui vivent en groupe et formant les Roselières installées dans la zone de balancement des eaux. Les tiges souterraines tissent une trame solide retenant les sédiments et qui progressent vers le centre, et sans intervention de l’homme l’étang est étouffé, c’est l‘atterrissement.

Pour découvrir l’organisation de l’étang s’impose

La partie la plus profonde de ‘étang se repère par le thou, une construction en béton, initialement en bois, le thou permet la fermeture, la vidange de l’étang selon les besoins. Le thou est situé sur une digue  étanche, la chaussée. Au moment de l’assec serpente un fossé plus ou moins rempli d’eau, le bief, il représente la ligne la plus basse de l’étang.  Devant le thou une cuvette profonde remplie d’eau même au moment de l’assec , la pêcherie, de 10 sur 20 mètres. dans certains étangs en assec les tiges de maïs sont visibles.

La grève des étang en eau est ourlée d’une bande verte du Carex bohemica.

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Les étang en évolage avec les casiers d’alevinage.

Caractéristique d’un étang type le Grand Turlet.

Le lehm où poussent les plantes hélophytes les plus caractéristiques.

Le Lotier velu des étangs de la Dombes, son histoire

Le Lotier de la Dombes, un Lotier adapté à l ‘évolage et à l’assec

Un mystère autour du Lotier de la Dombes

Le Lotier de la Dombes a été souvent appelé Lotier velu, Lotier des marais en botanique il correspond à Lotus Uliginosus Schkuhr. et actuellement Lotus pedunculatus Cav. Ce n’est pas le Lotier corniculé. Il affectionne les terrains humides, gorgés d’eau pour cette adaptation il se plaît dans les étangs de la Dombes en bordure. Sa graine a besoin d’un séjour dans un sol argileux gorgé d’eau, la période d’évolage lui convient parfaitement, sa germination est déclenchée par l’assec, l’asséchement de l’étang principalement après le labours qui apporte de l’oxygène.

La première exploitation de cette graine a été réalisée à Chalamont où les exploitants se seraient enrichies!!!!puis cette spéculation s’est étendue à l ‘ensemble de la Dombes. La récolte des graines se faisait fin juillet. (A. Chevassus 1930)

Cette histoire de l’utilisation du Lotier velu de la Dombes a soulevé de nombreuses questions, vente, utilisations, déclarations….

En 1930 le Préfet de l’Ain envoie un courrier au Ministre de l’Agriculture

a la suite de réclamations qui me sont parvenues au sujet de la cueillette et de la vente du lotier des marais dans mon département …. je vous fait part des hypothèses de l’utilisation du lotier…… fabrication de matières colorantes, fabrication de la bière donnant l’amertume, vente de la graine à la place du lotier corniculé (explication la plus plauxible) , utilisation de la fabrication des gaz asphyxiants….

Le ministre répond …..elles ne peuvent être confondues avec les graines du Lotier corniculé parce que de couleur verte et non brune et beaucoup plus petites…..Quand à leur utilisation possible dans la fabrication des gaz asphyxiants il s’agit là d’une légende qui s’est formée pendant la guerre …….les graine de Lotier des maras récoltées dans les terres humides des Dombes sur des plantes venues à l’état spontané se vendent actuellement 30 à 40 francs le kilogramme pris sur place.

(Archives de l’Ain 1930)

Le Lotier corniculé Lotus corniculatus est cependant une excellente plante fourragère.

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