Ambronay, Eglise St.Jacques

Ambronay

Selon le dictionnaire du Département de l’Ain d’A.Pommerol,1907, Ambronay possède 2 maisons du bois, 2 bouchers, 1 boulanger, 6 cafés, 2 charrons, 2 entrepreneurs, 5 épiciers, 1 fondeur de cuivre, 1 magasin de fromage en gros, 1 hôtel, 1 maréchal ferrant, 3 menuisiers, 2 serruriers, des industries :1 moulin a blé, 2 paires de moules et une de cylindres, une fabrique d’avant-trains de voitures, une scierie à vapeur à la gare, une fruitière, 2 batteuse à vapeur.

Église gothique d’Ambronay

Au Moyen Age  à Ambronay s’installe le célèbre monastère de l’ordre de St-Benoît. Les abbés sont les seigneurs de la ville, une ville ceinte de murailles dont il ne reste peu de vestiges, la destruction est due au duc de bourbon en 1408. Actuellement il reste la très belle église gothique.

La maladrerie de Saint-Jacques d’Ambronay

Ambronay a possédé 3 établissements de charité sous le patronage de St.Jacques, un hôpital, une maladrerie en 1296 et une chapelle 1348.

Selon les Amis de la Chapelle St-Jacques du cimetière, Don Urbain d’Antioche moine de l’Abbaye et aumônier de la maladrerie fit reconstruire la chapelle St Jacques vers 1529, actuellement située dans le cimetière. Le tympan est orné des armes de la famille d’Antioche. Le plus remarquable de l’époque gothique est la charpente de la voûte qui fut sauvée et restaurée par la Sauvegarde de l”Art français en 1975 grâce au Directeur des Archives Mr.Cattin.

Paul CATTIN, Urbain d’Antioche et la chapelle Saint­Jacques de la Maladière à Ambronay, dans Bulletin d’histoire et d’archéologie du diocèse de Belley, 1973, p. 1-4.

www.sauvegardeartfrancais.fr

La vigne coteaux de l’Ain

Depuis fort longtemps, les coteaux ensoleillés, bien orientés le long de la rivière ont permis l’installation de la vigne, comme en témoignent : les hangars à dolia (grandes jarres à vin et à huile) trouvés lors des recherches archéologiques à Poncin, niveau de l’autoroute A40, le cellier monastique du fief d’Epierre avec ses tonneaux à vin . (aujourd’hui disparu). En 1386, Les fiefs Thoire et Villars et les abbayes cultivent le cépage le Poulsard ou polosard, ou pellosar ou pulsard ou le mescle. Cette appellation lui vient que ls grains de son raisin ressemblent aux « pelosses » fruit du prunellier sauvage.

Il s’agit d’un cépage noir originaire du Jura, plus précisément de Franche-Comté. La commune de Pupillin se revendique la capitale mondiale du ploussard. !! Il fut apprécié par Marguerite d’Autriche de passage à Cerdon avec son mari Phillibert le Beau, un breuvage pétillant et mousseux qui aurait sauvé leur cheval de sa fatigue.

Au XVIII° siècle, chaque maison bourgeoise a sa vigne et fabrique son vin pétillant, d’autant plus facile qu’une fabrique de verre s’installe à Labalme, et le Poulsard est mélangé à d’autres cépages, un inconvénient pour la vente : l’explosion des bouteilles liée à la surpression de la fermentation. Et un dépôt.

L’arrivée du phylloxéra en 1907, sonne la fin des grandes propriétés, des vignobles. Le vigneron se lance dans la polyculture, arboriculture, “Mérignat au printemps n’est qu’un immense bouquet blanc et rose …SuzanneTanand-Ulmann 1965 le Bugey.”

Les vignerons sont tenaces et restent attachés a leur vigne. En 1950 F.Grobon, choisit de gazéifier son vin à la façon champagne, pour faire disparaître le dépôt et garder le pétillant. c’est la méthode traditionnelle. D’autres, comme L.Renardat-Fache gardent la méthode ancestrale, une fermentation contrôlée avec un abaissement de la température.

Les vignobles sont morcelés,  entre la végétation qui a repris ses droits.

En 2009, le vin de Cerdon obtient une A.O.C. Le président de la Chambre d’Agriculture de l’Ain André Laurent est favorable au règlement strict du cahier des charges. : un vin peu alcoolisé, (7°5C), deux cépages le Gamay et le Poulsard, obtenu par la méthode ancestrale, pas d’ajout de levures et de sucre, pas de chaptalisation, la fermentation est celle des sucres du raisin. . Des méthodes modernes de réfrigération, une cuve avec une thermo régulation..

(Richesses touristiques et archéologiques du canton de Poncin préinventaire).

www.lescepages.fr

Le poulsard subit au cours du temps un certain nombre de mutations, permettant d’obtenir 3 clones (464 584 1047). Des analyse génétiques montrent un patrimoine génétique identique à un vin du Valais : la Rèze qui produit « le vin des glaciers » ou « blanc des évêque ». Ce cépage est présent dans le Val d’Anniviers, du fief des Grimentz ( www.swisswin, www.detourterrenature. )

Place Carnot Poiriers de Chine

 

Place Carnot, face à la gare, les rangées de Poiriers de Chine en ce début du printemps la  blancheur ne passe pas inaperçue.

Pyrus calleryana ‘Chanticleer’ . Il vient de Chine, il résiste aux grandes chaleurs, au vent, à la pollution. Il est apprécié pour son houppier ample, se couvrant de fleurs blanches à la fin de l ‘hiver, un feuillage léger mais abondant, dans le cas du cultivar ‘Chanticleer’ les feuilles à l’automne sont de couleur rouge magenta ponctuées de vert, de jaune. Les petites poires marrons sont dures et immangeables mais restent décoratives.

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Pélargoniums de Bagatelle

Presque tous les Pelargonium sont originaires d’Afrique du Sud On les appelle improprement Geranium , ces derniers ont 10 étamines et les premiers 7 étamines. Pelargos signifie cigogne car le fruit sec ressemble à un bec de cigogne. On rassemble sous le terme de « Géranium Rosat » Pelargonium capitatum, P.graveolens, P.odoratissimum, P.roseum.

Les Pélargoniums odorants sont souvent des hybrides. Ils sont vivaces, ont des feuilles charnues avec des poils glanduleux dont émane le parfum. L’essence de pélargonium est composée de % d’alcools terpéniques dont le géraniol, linalol .

Voici quelques Pélargoniums admirés à Bagatelle.

Pelargonium quercifolium,  Pélargonium à feuilles de chêne Les feuilles sont palmatifides au toucher poisseux au parfum poivré.Les fleurs par deux rose pâle et les deux supérieurs striés.


Pelargonium vitifolium, Pélargonium à feuille de vigne
Les feuilles sont cordiformes et trilobées, au parfum de mélisse. Les fleurs roses sont en ombelle, les pétales supérieurs marqués de stries violettes.


Pelargonium peltatum 'Crocodile'
Ce cultivar est un pélargonium très décoratif avec ses feuilles arrondies et palmatilobées, marbrées de jaune.

Pelargonium odoratissimum,  Pélargonium pomme
Ses feuilles arrondies ont un toucher soyeux et dégagent une odeur de pomme acidulée, d'où son appellation de Pélargonium pomme. Les fleurs blanches sont petites. Il se développe sans problème à l'intérieur.

Pelargonium graveolens, Géranium- odorant
Les feuilles arrondies sont palmatripartites , au toucher velouté. L'huile de ce pélargonium remplace celle des roses.
Perlargonium graveolens "Lady Plymoouth"
Pelargonium x fragrans  Pélargonium odorant
Il s'agit d'un hybride dont les douces feuilles libèrent un parfum d'eucalyptus, voir de pin.
Pelargonium viscosissimum,  Pélargonium pourpre collant
Il est originaire d'Amérique Nord-Ouest. Les feuilles sont palmatiséquées, les lobes sont allongées et portent des poils collants. Plante médicinale.

Pelargonium x snow flake,  Pélargonium flocon de neige
Il est décoratif avec ses feuilles arrondies , au bord ondule et marquées de taches blanches irrégulières. IL dégage un parfum citronné. Les fleurs sont d'un bleu pâle.

Perlagonium tongaense, Pélargonium de Tonga
Il est originaire de la région de Tongaland où il est endémique. Voir www.pza.sanbi.org

Welwitschia de Namibie

Welwitschia mirabilis

Une escapade en Namibie a permis de découvrir cette extraordinaire plante par une de mes amies. Le guide naturaliste et protecteur de la nature essaye de faire admirer cette plante, peu spectaculaire pour le commun des mortels, mais exceptionnelle pour les botanistes.

Il s’agit d’un arbre endémique des déserts du sud-ouest de Namibie et sud de l’Angola, sur la cote atlantique, une espèce panchronique dont le genre existe à l’état fossile, il fait partie des gymnospermes (Cycas, Genévrier, If…). Sa longévité peut atteindre plusieurs siècles.

Il est adapté a vivre dans des conditions de sécheresse et chaleur extrêmes (65°c).

Il se présente avec un tronc court ( pas plus de 10 cm) très large de 4 m, enchâssé dans le sable avec une racine pivotante épaisse pour résister aux vents violents. De ce tronc trapu et court émergent deux feuilles opposées longues atteignant 9 mètres, larges 2 mètres , aux nervures parallèles, ressemblant à de grandes lanières déchirées par le vent de sable se desséchant à l’extrémité et surtout persistent autant que l’arbre, voir 100 ans , 600 ans.

Les faces supérieure et inférieure des feuilles ont un nombre astronomique de stomates. L’eau de la brume du matin est absorbée par les stomates au nombre astronomique aussi bien placés sur la face inférieure que supérieure, et s’ouvrant le matin

Dans la dépression du sommet de l’arbre apparaissent soit des cônes mâles ou des cônes femelles, c’est une dioïque, ils sont nectarifères. Les ovules nues aussi comme chez les Conifères. Pour germer les graines attendent plusieurs années un peu d’humidité.

La photosynthèse est le mécanisme des plantes crassulacées (CMA).

Place de la Bourse et ses Magnolias

Place la Bourse Lyon et ses Magnolias

A la fin du mois de Mars, la Place de la Bourse célèbre le printemps avec sa double rangée de Magnolias.

En hauteur un buisson rose teinté de pourpre se couvre de multiples fleurs en forme de tulipe du Magnolia de Soulange , Magnolia x soulangeana, c’est un hybride.

Plus bas,rayonnent les nombreuses étoiles d’un blanc maculé, du Magnolia étoilé, Magnolia stellata.

La floraison terminée le feuillage réapparaît pour le bonheur des moineaux. .

Lyon La Condition des Soies

La Condition des Soies

Le 7 rue Saint Polycarpe , centre social, bibliothèque était L condition des soies , un bâtiment construit pour contrôler l’humidité des lots de soie, les fils de soie sont riches en humidité pour ne pas fausser le prix de la soie, si l humidité dépasse 15 % la soie et asséchée dans une cuve de dessiccation et la ramener à son poids idéal. La Condition des soies est un organisme privé qui devient public sous Napoléon le 5 avril 1805 gérée par la chambre de commerce, elle fonctionne jusqu’en 1840.

Un hommage à Pasteur est rendu au-dessus de la porte, Pasteur découvre la cause de deux maladies des vers à soie : pébrine et la flacherie. Pasteur enraye la pébrine, maladie bactérienne, mais pour  la flacherie, maladie due à une ingestion de feuilles de mûrier infectées, les ouvrières se servaient du microscope livré par Pasteur,   pour éliminer les larves malades.  (consulter encyclopédie de Diderot et d’Alembert) .

Voyage aux origines du vin nu de qvevri

Skin Contact, Voyage aux origines du vin nu d’Alice Feiring  mars 2017

Excellent livre relatant l’ histoire fabuleuse du vin de Géorgie, aux racines millénaires, produit dans de grandes jarres , les qvevris.  C’est le conte d’un vin et de la plus ancienne culture. Les vignerons produisent un vin sans roundup, un vrai vin bio, sans chaptalisation. La tradition est suivie à la lettre. Le roundup est un nom commercial, chimiquement c’est du glyphosate.

Le soin de la vigne se fait avec une teinture de feuilles de noix, bien meilleure que le purin d’ortie. En Géorgie le noyer est un remède puissant et fiable.

Un complément à l’émission d’Arte “vignes et les hommes”.

Le Phylloxéra, sulfateurs et américanistes

Le Phylloxéra

Il se nomme Phylloxera vastatrix ou selon la nomenclature moderne Daktulosphaira vitifoliae. Il est le pou ténébrant  (insecte qui perfore)La maladie porte le même nom.

Cet insecte, semblable à un petit moucheron, sournoisement met trois ans à entraîner la mort du cep après un dessèchement des feuilles. Il est originaire d’Amérique et arrive en France vers 1863. Le phylloxéra arrive pour la première fois dans les vignes de Montfleur en 1879.

Daktulosphaira vitifoliae a un cycle biologique complexe , il mène une vie souterraine niveau des racines, stade hypogé et une vie aérienne au niveau des feuilles, stade épigé. Ces insectes pratiquent la parthénogenèse.

Au printemps, à l’apparition des feuilles, les insectes femelles, les fondatrices aptères proviennent du développement d’un œuf d’hiver caché sous l’écorce. Elles pondent leurs œufs sur les feuilles les plus tendres, apicales. de la vigne, les œufs sont protégées par la feuille qui réagit en formant une galle. La fondatrice pond quelques 600 œufs. Les larves qui apparaissent sont plus ou moins dispersées par le vent, et d’autres de ces larves migrent vers les racines à l’automne, c’est le stade hypogé qui débute. Les larves se développent, jusqu’au stade adulte, ce sont des femelles aptères qui pondent des œufs,chaque femelle pond une centaine. A l’approche de l ‘hiver les larves devenues des nymphes hibernent et supportent le froid. Les racines montrent de nombreuses déformations. Au retour du printemps c’est le stade épigé, les nymphes donnent des insectes colonisateurs, ailés, ces formes parfaites d’insecte pondent des œufs andropares soit des œufs mâles et les gynopares soit des œufs femelles, sous les feuilles ou l’écorce, il apparaît des insectes sexués qui s’accouplent , chaque femelle pond un seul œuf, l’œuf d’hiver sous l’écorce, Et au printemps cet œuf se développe pour faire apparaître une femelle fondatrice aptère du stade épigé sur les feuilles.

Www.ephytia.inra.fr

 “….tandis que l’invasion et la destruction ont marché chez nos voisins de l’Ain, avec une rapidité terrifiante , la marche du désastreux insecte ne paraît s’accomplir chez nous qu’avec une heureuse lenteur. …l ‘abandon du vignoble tient au phylloxéra , aux maladies cryptogamiques …(mildiou, black-rot, oïdium … et au contexte économique difficile….” Sylvaine boulanger. Le vignoble du Jura, Presses universitaires.

On doit la découverte du Phylloxéra à Jules-Emile Planchon dans son rapport à l’Académie des Sciences  …”si un remède prompt et énergique n’est pas trouvé avant 10 ans la Provence n’aura plus une seule vigne …”l’entomologiste Lichenstein met en évidence les larves qui attaquent les racines, Léopold Laliman propriétaire bordelais découvre l’immunité acquise des cépages américains.  J.-E.Planchon après un séjour aux Etats-Unis  conseille vivement le greffage des cépages sur des plants américains. (Les vignes américaines, leur culture, leur résistance au phylloxéra  1875 Société Centrale d’Agriculture de l’Hérault) .  C’est alors que s’opposent les sulfateurs, vignerons qui injectent du sulfure de carbone au pied des ceps au moyen de pals métalliques aux américanistes, vignerons qui greffent sur des pieds américains leur cépage.

www.vignevin-sudouest.com, www.dico-du-vin.com,    www.ephytia.inra.fr, www. Le Phylloxéra et les maladies de la vignes : la lutte victorienne des savants Roger Pouget 2015.

 

 

 

De Poncin à Mérignat leurs maisons de vigneron

L’habitat typique du vignoble est la Maison à cellier, originaire du midi (Le Vignoble du Jura du sud par S. Boulanger ). Il reste quelques exemplaires, comme à Mérignat. Par endroit tonneau, pressoir à vis verticale.

       

L’habitation est à l’étage et l’exploitation au rez-de-chaussée.

La particularité est l’escalier extérieur, en pierre, a une volée. il donne accès à un petit balcon où s’ouvre la porte d’entrée de l ‘habitation. Le balcon est soutenu par un mur en pierre, il est protégé des intempéries par le auvent, un prolongement du toit, qui s’appuie sur des poutres en triangle. Il manque la rampe en fer forgé ou pleine.Un grenier est  sous le toit et s’ouvre à l’extérieur par petite fenêtre fait fonction de grange.

Au-dessous du balcon s’ouvre le cellier par une porte voûtée, où se fabrique le vin, avec la présence des cuves et d’un pressoir. Plus loin, vers le départ de l’escalier , une deuxième porte conduit à la cave, lieu où est stocké le vin, et lieu de rangement des outils de la vigne, l’aération se fait par une lucarne.

Au-dessus de l’habitation, souvent un grenier pour stocker le foin, parfois reste avec la poulie pour monter le foin. Certaines maisons ont conservé le toit à bascules.

        

Ces maisons en pierre, solides ont été rendu confortables, agrandissement des fenêtres, grenier transformé en chambre mansardée, fenêtres agrandies, ouverture du cellier en porte vitrée…..

      

La roche calcaire est toujours présence avec son caractère massif, son débit en plaques autour des jardins, des prés.

         

Les vignes sont en îlots, adossées au flanc calco-marneux entre une végétation qui a repris ses droits.

Les feuilles mortes révèlent les deux cépages, le POULSARD ou PLOUSARD aux feuilles découpées en lobes séparés par des sinus  profonds et un sinus pétiolaire  ouvert en U, le GAMAY aux feuilles orbiculaires à 5 lobes et un sinus pétiolaire en V. !!!!en espérant une bonne détermination. Le poulsard a le même patrimoine génétique que la rèze;  (www.lescepages.free.fr )