La vigne coteaux de l’Ain

Depuis fort longtemps, les coteaux ensoleillés, bien orientés le long de la rivière ont permis l’installation de la vigne, comme en témoignent : les hangars à dolia (grandes jarres à vin et à huile) trouvés lors des recherches archéologiques à Poncin, niveau de l’autoroute A40, le cellier monastique du fief d’Epierre avec ses tonneaux à vin . (aujourd’hui disparu). En 1386, Les fiefs Thoire et Villars et les abbayes cultivent le cépage le Poulsard ou polosard, ou pellosar ou pulsard ou le mescle. Cette appellation lui vient que ls grains de son raisin ressemblent aux « pelosses » fruit du prunellier sauvage.

Il s’agit d’un cépage noir originaire du Jura, plus précisément de Franche-Comté. La commune de Pupillin se revendique la capitale mondiale du ploussard. !! Il fut apprécié par Marguerite d’Autriche de passage à Cerdon avec son mari Phillibert le Beau, un breuvage pétillant et mousseux qui aurait sauvé leur cheval de sa fatigue.

Au XVIII° siècle, chaque maison bourgeoise a sa vigne et fabrique son vin pétillant, d’autant plus facile qu’une fabrique de verre s’installe à Labalme, et le Poulsard est mélangé à d’autres cépages, un inconvénient pour la vente : l’explosion des bouteilles liée à la surpression de la fermentation. Et un dépôt.

L’arrivée du phylloxéra en 1907, sonne la fin des grandes propriétés, des vignobles. Le vigneron se lance dans la polyculture, arboriculture, “Mérignat au printemps n’est qu’un immense bouquet blanc et rose …SuzanneTanand-Ulmann 1965 le Bugey.”

Les vignerons sont tenaces et restent attachés a leur vigne. En 1950 F.Grobon, choisit de gazéifier son vin à la façon champagne, pour faire disparaître le dépôt et garder le pétillant. c’est la méthode traditionnelle. D’autres, comme L.Renardat-Fache gardent la méthode ancestrale, une fermentation contrôlée avec un abaissement de la température.

Les vignobles sont morcelés,  entre la végétation qui a repris ses droits.

En 2009, le vin de Cerdon obtient une A.O.C. Le président de la Chambre d’Agriculture de l’Ain André Laurent est favorable au règlement strict du cahier des charges. : un vin peu alcoolisé, (7°5C), deux cépages le Gamay et le Poulsard, obtenu par la méthode ancestrale, pas d’ajout de levures et de sucre, pas de chaptalisation, la fermentation est celle des sucres du raisin. . Des méthodes modernes de réfrigération, une cuve avec une thermo régulation..

(Richesses touristiques et archéologiques du canton de Poncin préinventaire).

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Le poulsard subit au cours du temps un certain nombre de mutations, permettant d’obtenir 3 clones (464 584 1047). Des analyse génétiques montrent un patrimoine génétique identique à un vin du Valais : la Rèze qui produit « le vin des glaciers » ou « blanc des évêque ». Ce cépage est présent dans le Val d’Anniviers, du fief des Grimentz ( www.swisswin, www.detourterrenature. )