Welwitschia de Namibie

Welwitschia mirabilis

Une escapade en Namibie a permis de découvrir cette extraordinaire plante par une de mes amies. Le guide naturaliste et protecteur de la nature essaye de faire admirer cette plante, peu spectaculaire pour le commun des mortels, mais exceptionnelle pour les botanistes.

Il s’agit d’un arbre endémique des déserts du sud-ouest de Namibie et sud de l’Angola, sur la cote atlantique, une espèce panchronique dont le genre existe à l’état fossile, il fait partie des gymnospermes (Cycas, Genévrier, If…). Sa longévité peut atteindre plusieurs siècles.

Il est adapté a vivre dans des conditions de sécheresse et chaleur extrêmes (65°c).

Il se présente avec un tronc court ( pas plus de 10 cm) très large de 4 m, enchâssé dans le sable avec une racine pivotante épaisse pour résister aux vents violents. De ce tronc trapu et court émergent deux feuilles opposées longues atteignant 9 mètres, larges 2 mètres , aux nervures parallèles, ressemblant à de grandes lanières déchirées par le vent de sable se desséchant à l’extrémité et surtout persistent autant que l’arbre, voir 100 ans , 600 ans.

Les faces supérieure et inférieure des feuilles ont un nombre astronomique de stomates. L’eau de la brume du matin est absorbée par les stomates au nombre astronomique aussi bien placés sur la face inférieure que supérieure, et s’ouvrant le matin

Dans la dépression du sommet de l’arbre apparaissent soit des cônes mâles ou des cônes femelles, c’est une dioïque, ils sont nectarifères. Les ovules nues aussi comme chez les Conifères. Pour germer les graines attendent plusieurs années un peu d’humidité.

La photosynthèse est le mécanisme des plantes crassulacées (CMA).